La commission Education du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé mardi un projet de décret visant à mieux faire respecter dès la prochaine rentrée scolaire le nombre maximal légal d'élèves autorisés dans les classes.
Le texte, qui fait suite aux nombreuses manifestations des enseignants menées depuis 2022 pour réclamer une réduction de la taille des classes, supprime le mécanisme de dérogations automatiques qui permettait jusqu'ici aux directions d'écoles de dépasser facilement les normes d'encadrement.
En conséquence, les directeurs d'établissement devront dorénavant justifier leur demande de dérogations. Les syndicats pourront de leur côté émettre un avis sur ces demandes. En cas de désaccord, ils auront la possibilité d'introduire un recours auprès des services du gouvernement.
Des sanctions sont prévues pour s'assurer du respect des règles. Celles-ci pourront aller jusqu'à une réduction de 5% de la dotation de fonctionnement des écoles en cas de récidive.
Le nouveau décret ne change pas les normes d'encadrement actuellement en place dans le primaire (24 élèves maximum dans les deux premières années et 28 de la 3e à la 6e primaire) et le secondaire (24 élèves durant les deux premières années, et puis de 22 à 32 élèves selon les années et les filières).
Il en introduit toutefois un pour le niveau maternel, où il n'existait jusqu'à présent aucune norme. Le texte prévoit ainsi au mois un enseignant équivalent temps-plein (ETP) par groupe-classe de 24 enfants au maximum.
Le décret, qui devrait passer en plénière d'ici deux semaines, doit entrer en vigueur dès la rentrée 2024. Les sanctions ne seront applicables qu'à partir de la rentrée 2025.
Sur le même sujet
Recommandations
Prix de l'énergie : Le secteur des soins à domicile en Wallonie réclame des mesures urgentes
Grand succès pour le Salon des Métiers de la Sécurité aux Aumôniers du Travail
Trois conducteurs wallons sur quatre reconnaissent qu'il leur arrive de mal se garer
Destination bien-être lors des portes ouvertes de l'IET Notre-Dame de Charleroi
La FWB veut permettre les flexi-jobs dans les écoles, mais pas dans les classes
Troisième semaine de grève chez Bpost, surtout en Wallonie
Une filiale d'Engie décroche le marché des bornes de recharge en Wallonie