Ils sont là depuis 40 ans. Les Restos du Cœur, fondés en France par Coluche, continuent leur combat contre la précarité. Avec le paradoxe : aussi longtemps qu’ils existeront, cela voudra dire que la situation est préoccupante.
Chaque midi, les Restos du Cœur de Charleroi ouvrent leurs portes à des dizaines de personnes. Parmi elles, Sylvie qui vient chercher un repas… et un peu de réconfort.
“Je préfère venir ici plutôt que de demander un franc à mes enfants. Je ne veux pas être une charge”, confie-t-elle, la voix douce mais déterminée.
À ses côtés, Claudine. Cela fera dix ans en décembre qu’elle pousse la porte des Restos. Pensionnée, elle n’a plus les moyens de s’alimenter correctement après avoir payé son loyer. “Sans ce repas, il y a des jours où je ne mangerais rien.”
Mais plus qu’un plat chaud, c’est un lien social qu’elles retrouvent.
“On voit du monde, on rit. Ça permet d’oublier un peu nos tracas”, disent-elles en chœur.
Céline Pianini, directrice de l’antenne carolorégienne, s’inquiète. L’été a été plus fréquenté que la normale. Et l’hiver approche.
“Chaque jour, on accueille une à deux nouvelles personnes, souvent démunies et perdues.”
Les Restos sont aussi un tremplin vers d’autres aides : logement, soins, accompagnement. Mais tout cela a un coût. Chauffage, essence, matériel... Les besoins explosent.
“Nous lançons un appel aux dons : en argent, en vivres non périssables, ou via les invendus alimentaires. Chaque geste compte.”
Pour les soutenir : restosducoeur.be ou 071 20 07 92.
Sur le même sujet
Recommandations
Il faut aider les grandes villes selon l’Union des Villes et Communes Wallonnes
Vaste campagne d'affichage pour dénoncer le projet de loi sur les visites domiciliaires
La bourgmestre de Montigny-le-Tilleul absente au moins jusqu'à la fin juillet
Activation du plan fortes chaleurs à Charleroi pour les personnes en grande précarité
Charleroi boucle 2025 en boni, mais reste sous pression financière