Le bourgmestre de Charleroi Thomas Dermine a réagi jeudi à l'annonce de la compagnie à bas coûts Ryanair de supprimer plus de 2 millions de sièges à l'aéroport de Charleroi pour la prochaine saison hivernale.
Cette décision constitue selon lui un terrible aveu d'impuissance pour le gouvernement wallon, "qui s'est montré intraitable pour annuler une redevance communale fixée à hauteur de 3 euros par passager mais qui s'est montré incapable dans le même temps de faire évoluer le modèle d'une taxe fédérale de 10 euros par passager".
La réaction du bourgmestre carolo fait écho aux discussions qui ont entouré il y a quelques mois tant l'accord budgétaire du gouvernement fédéral que celui autour du budget de la Ville de Charleroi. Le premier prévoyait de doubler de 5 à 10 euros la taxe aérienne. Le second misait sur une contribution de BSCA à hauteur de 3 euros par passager.
Si la taxe fédérale n'a pas été revue jusqu'ici malgré certaines annonces, la redevance communale a été annulée en février dernier par le gouvernement wallon (MR-Les Engagés) au motif notamment qu'elle pouvait nuire à l'activité de l'aéroport. À l'époque, Ryanair avait menacé de retirer certains avions basés à Charleroi.
"Ce deux poids, deux mesures est d'autant plus surprenant que la symétrie politique entre les gouvernements régional et fédéral aurait dû permettre d'éviter cette situation", a souligné Thomas Dermine.
"À Charleroi, clairement, nous n'avons ni le beurre ni l'argent du beurre : l'impact négatif de la taxation du gouvernement fédéral sur l'activité économique, et aucune rentrée pour nos finances communales", a-t-il encore ajouté.
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