La revue politique de Charleroi au petit théâtre de la Ruelle, c'est LE rendez-vous de début d'année pour tout carolo qui se respecte.
Charleroi rit de Charleroi… et c’est pour ça qu’on l’aime !
Depuis le 19 décembre, ils s’en donnent à cœur joie sur la scène du petit théâtre de la Ruelle à l’occasion de la traditionnelle Revue carolo.
Cette nouvelle édition propose une plongée irrésistible dans la vie carolo : sa gouvernance, ses échevins omniprésents, ses tops et ses flops, ses chantiers interminables, ses coups d’éclat… Une année qui n’a pas été simple, selon le journaliste Didier Albin, l’un des deux auteurs du spectacle, et qui annonce déjà une année 2026 qui s’annonce tout aussi compliquée. Mais que l’on se rassure : c’est toujours avec humour et bonne humeur que les auteurs ont choisi de revisiter l’actualité locale.
Au programme, ils ont décidé de nous faire revivre : la démolition de plusieurs églises, la vague d’exclusions du chômage, le retour des Arts ménagers, mais aussi des sujets plus sensibles comme le scandale chez Humani en début d’année, qui a inquiété son ancien président. Sans oublier la quasi-disparition de Paul Magnette, désormais peu présent à Charleroi, « dont la vie est ailleurs ».
« Nous n’avons pas voulu épargner les intouchables comme GLB ou Ducarme. Ceux qu’il vaut mieux éviter d’égratigner… c’est précisément pour cela que nous ne nous en sommes pas privés », explique Didier Albin.
Parmi cette foule de thèmes inspirants figurent également la méga-cuisine de collectivité qui tombe à l’eau à Charleroi ou encore la fermeture du Cora.
Ils sont dix sur scène cette année, comédiens, et danseurs à leurs heures. Pour Didier Albin, l’écriture de cette 12ᵉ revue est restée avant tout un moment de plaisir. Il n’a rien perdu de sa motivation première : « Revisiter l’actualité avec un regard décalé, rire de ce qui ne fait pas toujours rire pour dédramatiser, c’est mon moteur. Charleroi, on l’aime, on l’a dans la peau, avec ou sans tatouage (rires). La Revue carolo, c’est l’expression d’un attachement profond à cette ville, qui inspire parfois des sentiments très contradictoires. Il y a des choses très belles qui s’y passent, et d’autres qui sont épouvantables. »
Mais comme le dit le titre de cette Revue 2026 : Charleroi, on l’aime quand même !
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