Plus de 2.000 enfants ont perdu leur place en crèche depuis 2020, selon la Fédération des milieux d'accueil de la petite enfance. "C'est du jamais vu. Des crèches ferment toutes les semaines et ce n'est pas près de s'arrêter", affirme Marie Deboot, garde d'enfants à Namur et porte-parole de la FEMAPE, dans la Dernière Heure vendredi.
"C'est devenu compliqué pour tout le monde : crèches indépendantes comme subsidiées. On estime que depuis la crise, les accueillantes à domicile sont payées en moyenne 5 euros de l'heure contre 7 euros avant 2020. Qui travaille encore pour des montants pareils ? Les frais de fonctionnement sont énormes et quand on a tout déduit, il ne reste plus rien", déplore-t-elle.
Elle pointe aussi qu'à cause du manque de places, les parents s'inscrivent dans plusieurs endroits et quand une place se libère, mais ne pensent pas forcément à prévenir les autres milieux d'accueil. "Sauf qu'en attendant, les crèches ont bloqué une place et un enfant, ça ne se remplace pas en un claquement de doigts. La situation devient juste inextricable. On comprend les parents mais pour nous, les conséquences financières sont réelles.", poursuit la porte-parole.
La FEMAPE pointe également la réforme des milieux d'accueil, qu'elle estime responsable de nombreuses fermetures.
Pour limiter la casse, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté le mois passé un dispositif d'urgence. "Si le gouvernement veut trouver des solutions, il faut qu'il réfléchisse autrement.", estime Marie Deboot.
Source: Belga
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