Les 6 syndicats de la petite enfance ont déposé un préavis de grève pour le 16 avril, a annoncé Eric Dubois (CGLSB). Une action syndicale aura lieu ce jour-là à Bruxelles, devant le cabinet de la ministre de l'Enfance, Valérie Lescrenier.
Le camp syndical entend faire pression pour améliorer la qualité et l'accessibilité des crèches.
Une "forte" mobilisation est attendue, selon Cécile Van Honste, directrice de la FILE , la Fédération des initiatives locales pour l'enfance.
"Depuis plusieurs mois, nous alertons sur la situation problématique du secteur", explique M. Dubois. "Le gouvernement reconnaît le manque de places d'accueil, mais la pénurie de personnel rend impossible toute augmentation de la capacité d'accueil. C'est une équation complexe à résoudre."
Cette pénurie, qui varie selon les régions, s'explique par "des conditions de travail difficiles et des barèmes peu attractifs, conduisant de nombreux employés à quitter le métier", analyse le syndicaliste.
Pour exprimer leur mécontentement, les syndicats déposeront le jour de la grève des "consignes à bébés" devant le cabinet de la ministre Lescrenier. "Nous voulons rappeler que les structures d'accueil ne sont pas de 'simples' lieux où les parents viennent 'déposer' leurs enfants. L'encadrement ainsi que les dimensions éducative et sociale de l'accueil sont essentiels, alors que le gouvernement semble surtout préoccupé par l'aspect économique", déplore M. Dubois.
Les syndicats réclament une revalorisation du secteur, notamment via l'amélioration du ratio d'encadrement. Un projet de réforme des milieux d'accueil est d'ailleurs en cours. "La Déclaration de politique communautaire prévoit d'atteindre un ratio de 1,5 puéricultrice pour 7 enfants d'ici la fin de la législature, contre 1 pour 7 actuellement", situe le responsable. "La Flandre, à titre de comparaison, dispose d'un ratio d'une puéricultrice pour 5 enfants et investit massivement dans ce secteur. On nous parle de 'tendre vers' cet objectif (du ratio d'1,5/7, NDLR) en fin de législature, mais la crise est là, maintenant!", conclut-il.
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