Direction Momignies avec la députée libérale Rachel Sobry. La jeune femme représente la Botte du Hainaut au sein du Parlement wallon. Pour elle, le confinement pointe encore plus l’isolement que vit cette région.
"J'ai l'impression d'être un call center"
C’est dans son bureau chez elle que nous retrouvons Rachel Sobry. Ce bureau elle le partage avec son frère étudiant. Etre député en ce moment, c’est aller au Parlement wallon et à la Fédération Wallonie-Bruxelles mais vu la situation le télétravail est aussi de mise.
"Le plus gros de mes journées, je les passe devant mon ordinateur pour des vidéoconférences soit avec mon équipe soit avec mon groupe politique. Quand on doit se rendre au parlement pour des commissions, on s'y rend. Sinon, c'est tout par vidéoconférence. Je passe une grosse partie de la journée au téléphone. J'ai l'impression d'être un call center pour les citoyens surtout pour les indépendants car ce n'est pas toujours facile de savoir quelles démarches on doit entreprendre" explique la jeune femme.
Temps libre partagé entre sport, cuisine et... coiffure!
La députée vit à Momignies, commune limitrophe de la France mais bien loin de Namur où se trouve le Parlement wallon et de Bruxelles où l’on retrouve la Fédération Wallonie-Bruxelles. Actuellement, elle récupère beaucoup d’heures de trajet qu’elle met à profit de son travail et de sa vie privée. "Le télétravail m'économise 3h de route par jour! Je n'ai jamais fait autant de sport, je n'ai jamais autant cuisiner. J'ai même coupé les cheveux de mon frère à la tondeuse!" confie-t-elle. "Beaucoup de personnes notamment de ma région aimeraient bénéficier du télétravail mais tous les leviers ne sont pas spécialement mis en oeuvre. J'ai déjà eu des problèmes de wifi! Il faut donner le moyen aux gens de faire du télétravail" ajoute-t-elle.
La Botte du Hainaut encore plus isolée
Rachel Sobry représente fièrement la Botte du Hainaut qui est particulièrement isolée en temps normal. Un isolement qui se marque d’autant plus lors de ce confinement. Grâce à sa fonction, elle relaie les problèmes notamment des indépendants de sa région. Un relais essentiel en ces temps de crise. "C'est dans une situation comme celle-ci qu'on voit les problèmes qu'on connait déjà dans des zones isolées en matière de mobilité et de connexion internet. On est obligés de régler ces problèmes et d'apporter des solutions" conclut-elle.
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