Le parlement wallon a approuvé mercredi un projet de décret autorisant le gouvernement à augmenter le loyer des logements sociaux en fonction de leur performance énergétique.
Deux tiers des locataires de logements sociaux wallons paient un loyer plafonné à 20% de leurs revenus, quel que soit le PEB de leur habitation.
Dans ce contexte, l'introduction d'un loyer dit "chaud" doit rendre la situation plus équitable entre les locataires, selon le gouvernement.
Les revenus locatifs supplémentaires générés seront investis dans la rénovation du parc de logements publics.
Concrètement, le plafond du loyer passera de 20 à 26 % des revenus du locataire pour les logements avec un PEB A, à 25 % pour les PEB B, à 24 % pour les PEB C, 23% pour les PEB D, 22% pour les PEB E et 21% pour les PEB F.
Seul le loyer des logements évalués au PEB le plus bas - le G - restera limité à 20% des revenus de leurs occupants.
Le texte a été approuvé mercredi par la majorité MR-Engagés. Le PS et Ecolo se sont abstenus. Le PTB a voté contre.
L'opposition a notamment dénoncé le fait que les loyers des logements peu performants (PEB E et F) soient augmentés, alors que leurs occupants continueront à vivre dans des habitats aux performances médiocres inchangées.
La réforme sera d'application au 1er janvier prochain.
La majorité MR-Engagés a par ailleurs rejeté mercredi, au cours de cette même séance plénière du parlement, deux propositions d'Ecolo et du PS visant à conditionner l'indexation des loyers des logements privés à leur performance énergétique.
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