A quelques jours des élections régionales, fédérales et européennes, nous voyons quelle est l'implication des différents niveaux de pouvoir pour un secteur précis, en lien direct avec notre quotidien.
Dans ce reportage, intéressons-nous au secteur des soins de santé. Avec de multiples interconnexions et de nombreux ministres en charge de cette matière, il n'est souvent pas facile de s'y retrouver. Décodage.
En Belgique, l’Etat fédéral et les entités fédérées se partagent les compétences de la Santé.
C’est, par exemple, le Fédéral qui gère l’assurance obligatoire des soins de santé, le budget de fonctionnement des hôpitaux ou encore la régulation des produits de santé et des prestataires de soins.
Ce sont, par contre, les entités fédérées qui assurent l’essentiel des compétences pour les soins aux personnes âgées ou porteuses d’un handicap, mais aussi pour les soins de santé mentale, de 1ère ligne, à domicile et de réadaptation.
L’Europe joue également un rôle, plutôt de coordination, dans la secteur des soins de santé.
Mais revenons en Belgique… où le secteur de la santé publique compte 9 à 10 ministres (si l’on tient compte des compétences partagées). Des ministres parfois issus du même niveau de pouvoir.
Selon notre expert, Jean Faniel, directeur général du CRISP, la plupart de ces compétences sont complémentaires, dans notre schéma belge assez complexe de communautarisation des soins.
Le fédéralisme belge explique donc principalement cette répartition complexe des compétences et le nombre élevé de ministres impliqués dans la gestion du secteur de la santé.
Les dépenses publiques liées à la santé vont encore augmenter
En 2022, la Belgique a consacré 8,0% de son PIB (44,0 milliards d’euros) au financement public des soins de santé, 6,5% pour les soins aigus et 1,5% pour les soins de longue durée.
La part des dépenses publiques en santé dans le PIB devrait augmenter pour atteindre 10,7% en 2050 et 10,8% en 2070.
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