Les mutuelles doivent se réinventer totalement, a déclaré le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke (Vooruit) samedi dans une interview accordée à De Standaard. "Si elles ne le font pas maintenant, elles n'ont plus d'avenir."
"Pour commencer, nous allons les évaluer bien plus sévèrement sur le plan financier, en vérifiant si elles aident suffisamment les malades de longue durée à retrouver un emploi", a répondu le ministre à la question de savoir comment les mutuelles devaient s'adapter. "Elles reçoivent actuellement plus d'un milliard d'euros de moyens de fonctionnement. Pour ma part, cette enveloppe pourrait bientôt dépendre entièrement des résultats qu'elles obtiennent, et pas seulement en ce qui concerne les malades de longue durée."
M. Vandenbroucke est prêt à soumettre à un examen critique tant les assurances complémentaires obligatoires que les assurances hospitalisation libres et facultatives. L'intervention majorée sera elle aussi "examinée d'un œil critique", ajoute-t-il. "Je souhaite désormais tenir compte des revenus issus des flexi-jobs ainsi que des revenus mobiliers."
Le ministre s'oppose néanmoins à la proposition de la N-VA visant à supprimer les mutuelles. "Dire qu'on veut les supprimer, c'est facile. Moi, je leur mets la pression chaque semaine parce que je veux qu'elles s'adaptent."
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