Délais d’attente excessifs, coûts des soins en hausse, pénurie de soignants ou fracture numérique, tels sont les principaux constats qui ressortent d’une enquête menée par le mouvement social des aînés Enéo. Un sondage réalisé auprès de 700 seniors.
Le mouvement social des aînés Enéo, a mené une enquête auprès de 700 seniors, qui portait sur leur expérience avec le système d’accès aux soins. Aujourd’hui, les résultats étaient présentés et débattus lors d’une conférence réunissant des experts de la santé et une partie des personnes sondées.
« C’est une réflexion collective sur les enjeux de santé et plus particulièrement, sur l’organisation du système de soins telle qu’elle est perçue par les seniors. À cette fin, il a été décidé de dresser un état des lieux des ressentis et des attentes des aînés à propos de l’organisation des soins de santé, afin de disposer d’une base de départ solide pour entamer une démarche réflexive », explique Francis Biset, qui est membre du groupe de travail santé chez Enéo.
Dans la synthèse des constats emmenants de l’enquête, figure notamment les délais d’attente pour un rendez-vous médical, qui sont jugés inacceptables.
« Si les délais pour les consultations chez les généralistes restent globalement raisonnables, ceux observés chez les spécialistes sont beaucoup plus préoccupants. Ces délais peuvent avoir un impact direct et négatif sur la santé des aînés, certaines situations nécessitant une prise en charge rapide. Les quatre spécialités pour lesquelles les délais de rendez-vous les plus longs sont indiqués : les cardiologues, suivi des ophtalmologues et des dermatologues et enfin les dentistes », ajoute Francis Biset.
Plus interpellant, 16% des répondants ont déclaré avoir renoncé à une consultation our des raisons financières et 9% ont affirmé s’être privé de médicaments pour les mêmes raisons.
« Il apparaît que le renoncement à des soins ou à l’achat de médicaments pourtant prescrits par un professionnel est un phénomène structurel et non marginal. Cet élément est particulièrement préoccupant : le coût n’empêche pas seulement de consulter, mais aussi de se soigner », poursuit Francis Biset.
Autre aspect pointé du doigt: la fracture numérique, qui exclut de nombreux aînés du système de santé.
« La digitalisation avance plus vite que les compétences et besoins des aînés.Les tâches identifiées comme les plus difficiles pour les aînés sont les bornes hospitalières, la consultation des résultats via les outils numériques, la prise de rendez-vous via internet et l’accès aux plateformes existantes (MaSanté, etc.) La digitalisation avance plus vite que les compétences et besoins des aînés », conclut Francis Biset.
Bref, plus que jamais, la santé reste une préoccupation majeure des aînés.
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