Mardi, la cour a entendu un inspecteur principal de la police de Charleroi. Celui-ci a expliqué avoir été approché par Marcel Pillod le 15 mai 2017, soit deux jours avant la découverte du corps. Les deux hommes se connaissaient depuis plusieurs années.
À l'époque, le policier était responsable des opérations de la brigade antidrogue à Charleroi, et le café tenu par Marcel Pillod se trouvait dans une zone sensible en matière de trafic de stupéfiants. Selon le policier, de nombreux dealers de rue fréquentaient l'établissement, et Marcel Pillod faisait office d'informateur. "Grâce à lui, nous avons interpellé des dizaines de dealers de rue dans la ville haute de Charleroi", a-t-il déclaré. Les deux hommes avaient conservé des contacts après la fermeture du café.
Le 15 mai 2017, Marcel Pillod lui aurait demandé conseil concernant la rédaction d'une reconnaissance de dette. Il lui aurait expliqué que le "petit vieux", en référence à Albert Baise, lui avait prêté 5.000 euros. Il souhaitait se protéger en cas de réaction de la famille ou "au cas où il arriverait quelque chose" à la victime. Or, il est établi grâce au pacemaker que portait Albert Baise que celui-ci est décédé le 26 avril 2017 à 15h57, soit près de trois semaines avant cette conversation. Il ressort de l'enquête que Marcel Pillod avait aussi contacté des hôpitaux. Marcel Pillod est en aveux du recel de cadavre. Il savait donc qu'Albert était mort.
L'inspecteur a confirmé que Marcel lui avait parlé du "petit vieux à la trachéo qui vivait au-dessus du café", évoquant ensuite les conditions insalubres dans lesquelles il vivait dans un autre logement. Le 19 mai, vers 16h00, Marcel Pillod l'a rappelé. Le policier a expliqué ne plus se souvenir précisément de cet échange, étant alors occupé dans sa vie privée. Il se souvient toutefois que Marcel lui a parlé "du petit vieux dans la valise" et lui a proposé de rencontrer un juge d'instruction. Par la suite, il aurait reçu un message de Marcel affirmant qu'il n'avait rien à voir avec la mort de la victime, impliquant son fils.
Le 23 mai, la compagne de Marcel Pillod a contacté le policier pour l'informer que celui-ci avait été incarcéré à la prison de Jamioulx.
À la barre, l'inspecteur a dit sa surprise de voir Marcel Pillod sur le banc des accusés, le décrivant comme quelqu'un qui s'était toujours montré loyal à son égard.
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