Les avocats d'Assumpta Nsimyumuremyi ont plaidé l'acquittement de leur cliente mercredi, devant la cour d'assises de Hainaut. La femme de 41 ans est accusée, avec son compagnon Benoît Corman, du meurtre de Maria Isabel Alarcia Sanz.
Selon Mes Nabil Khoulalene et Sonia Martines, la culpabilité de leur cliente ne repose que sur les déclarations de son co-accusé.
Devant la cour d'assises, Benoît Corman a reconnu lundi avoir étranglé, puis étouffé la victime chez elle. Il affirme cependant que sa compagne a porté, préalablement, des coups à Maria Isabel Alarcia Sanz. Assumpta Nsimyumuremyi affirme pour sa part avoir vu son compagnon étrangler la victime, alors qu'elle-même sortait de la douche après avoir entendu des appels au secours.
"Contrairement à Benoît Corman, elle n'a jamais varié dans ses déclarations et rien ne les infirme", a relevé son avocat.
Me Khoulalene a ensuite douté des preuves présentées par le ministère public.
Selon l'accusation, l'examen médico-légal effectué après le crime a mis en évidence des lésions sur les mains d'Assumpta Nsimyumuremyi. Pour la défense, il s'agit d'une "petite estafilade et d'une égratignure dans la paume, difficilement compatibles avec la version livrée par Benoît Corman".
Pour les avocats d'Assumpta Nsimyumuremyi, la culpabilité de leur cliente n'est pas suffisamment prouvée pour la condamner pour meurtre.
Me Boris Druart, qui défend quant à lui Benoît Corman, n'a pas contesté la culpabilité du quinquagénaire.
Après les répliques, le jury entamera sa délibération pour déterminer la culpabilité ou l'innocence des deux accusés. Un verdict est attendu dans la journée.
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