La chambre des mises en accusation de la cour d'appel du Hainaut examine lundi le dossier lié au décès de Jozef Chovanec, un ressortissant slovaque décédé en février 2018 après son interpellation à l'aéroport de Charleroi.
Interpellé le 23 février 2018, M. Chovanec avait été conduit en cellule après un comportement jugé agité. Selon l'enquête, il s'était ensuite frappé la tête à plusieurs reprises contre un mur avant d'être maîtrisé par plusieurs policiers, plaqué au sol et recouvert d'une couverture. Il avait ensuite reçu une injection de calmant et avait été transféré à l'hôpital Marie Curie de Charleroi, où il est décédé le 27 février 2018 des suites d'un malaise cardiaque.
Les images de vidéosurveillance de l'intervention, montrant notamment des agents souriants et une policière effectuant un salut nazi, avaient suscité une vive émotion en Belgique et en Slovaquie.
Dans cette affaire, trente et une personnes, principalement des policiers, avaient bénéficié d'un non-lieu à la demande du ministère public. La veuve de M. Chovanec et l'État slovaque ont fait appel de cette décision.
Lundi matin, les avocats de la partie civile (le veuve et l'Etat slovaque), Mes Ann Vandesteen, Leroy Lievens et Lennert Dierickx, plaideront lundi devant la cour en faveur d'un renvoi devant le tribunal correctionnel.
"Il existe des contradictions entre les experts. Nous souhaitons un débat, car nous ne comprenons pas ce non-lieu", a déclaré Me Vandesteen.
Le ministère public doit encore présenter son avis dans le cadre de la procédure. Les avocats des inculpés plaideront quant à eux le 17 novembre prochain.
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