Meurtre de Maria Isabel Alarcia Sanz à Gosselies, les accusés donnent des versions divergentes

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Le procès de Benoît Corman et d'Assumpta Nsimyumuremyi a débuté ce lundi devant la cour d'assises du Hainaut à Mons. Le Carolorégien et la Belge d'origine rwandaise sont accusés du meurtre de Maria Isabel Alarcia Sanz, commis le 9 juillet 2021 dans la rue des Roseaux à Gosselies.

Les accusés ont vécu ensemble, chez Assumpta Nsimyumuremyi avant que celle-ci ne perde son logement. Elle a ensuite été accueillie par Maria Isabel Alarcia Sanz. Benoit Corman, qui connaissait aussi la victime, s'est ensuite installé avec les deux femmes.
Assumpta Nsimyumuremyi a raconté qu'elle s'entendait bien avec Maria Isabel Alarcia Sanz et a assuré qu'elle aurait été incapable de faire du mal à celle qu'elle considérait comme une mère. Benoît Corman a également déclaré qu'il n'aurait pas pu faire du mal à Maria Isabel, qu'il connaissait depuis cinq ans environ. L'homme est toutefois en aveux de l'avoir tuée.
Les jours des faits, les deux accusés, fortement alcoolisés, se sont rendus chez la victime. "Alors que je buvais avec Isabel, Assumpta est arrivée. Le ton est monté et Assumpta a porté des coups à Isabel, avec une certaine force, au visage. Isabel n'a rien compris de ce qui lui est arrivée, elle n'a pas su bouger, mais elle demandait pourquoi Assumpta lui faisait ça", a expliqué Benoît Corman.
Ce dernier a ensuite affirmé avoir saisi la victime par le cou et l'avoir étranglée jusqu'à ce que mort s'ensuive. "Elle était inconsciente, comme si elle était tombée dans un coma après avoir reçu des coups. Je n'ai pas senti de chaleur sortant de sa bouche, quand j'ai mis son visage contre le mien". L'homme a ensuite placé un oreiller sur le visage de Maria Isabel Alarcia Sanz.
Pourquoi s'en prendre à la victime s'il n'était pas en colère contre elle, a questionné le président de la cour. "Je ne sais pas", a répondu l'accusé.
Assumpta Nsimyumuremyi a, elle, contesté avoir porté des coups. "J'étais dans ma chambre. J'ai entendu crier au secours et j'ai vu Benoît qui étranglait Isabel, elle était assise dans son fauteuil. Je lui ai répété d'arrêter, j'ai couru, je suis allé chez le monsieur en face pour lui demander d'appeler la police", a narré l'accusée.
Et celle-ci d'ajouter que Benoît Corman ne voulait pas assumer les faits seul.
Le juge d'instruction, les enquêteurs et les médecins légistes témoigneront lundi après-midi.


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