L’aéroport de Charleroi fonctionne au ralenti depuis la reprise de ses activités le 15 juin dernier avec Wizz Air dans un premier temps et Ryanair depuis le 1er juillet. La moyenne journalière va de 30 à 40 départs et ce sont entre 8.000 et 10.000 passagers qui transitent quotidiennement par l’aéroport carolo.
Selon nos confrères de l’Echo, le manque à gagner pour l’année 2020 serait de 50 millions d’euros. Le CEO de l’aéroport, Philippe Verdonck, s’attend à une perte nette d’environ 20 millions d’euros. Contacté par nos soins, il n’a pas souhaité répondre à nos questions. Du côté des syndicats, il y a clairement une crainte de restructuration. « Nous sommes sur la corde parce que nous sommes à un tournant et que personne ne voit clair aujourd’hui, explique Alain Goelens, secrétaire permanent SETCa. Quand je lis ‘recapitalisation’ dans l’Echo, c’est une première nouvelle. Personne n’a appelé ou même demandé une entrevue sur le sujet. »
« Plus le temps avance, plus nous sommes inquiets »
Pourtant, lors de son entrée en fonction en mars 2019, Philippe Verdonk déclarait ceci: « Je suis assez connu pour être un manager assez ouvert et transparent vi-à-vis de mes employés. J’aime bien impliquer toutes mes équipes et surtout faire travailler tout le monde dans un esprit familial. Je travaille sur la prospérité de l’aéroport et aussi son expansion. »
Depuis, le coronavirus est venu jouer les troubles-fêtes. A Charleroi, toutes les opérations au sol sont assurées par du personnel de l’aéroport, soit 600 personnes dont la moitié qui est actuellement en chômage économique. « Parfois, nous avons l’impression qu’il y a un manque d’anticipation et que l’on prend des décisions en dernière minute. Mais nous sommes tous devant une boule de cristal complètement opaque et personne ne voit plus loin que l’avenir de quelques jours ou quelques semaines », confie à son tour Yves Lambot, secrétaire permanent CNE.
Avec Ryanair par exemple, on essaie de regrouper les vols en un seul afin de compacter les choses pour que l’avion soit à moitié rempli. Les couleurs des pays changent presque tous les jours et chaque pays fait un peu ce qu’il veut. On est clairement dans l’inconnu. La baisse de l’activité est importante mais sous contrôle nous dit-on.
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