Ce mardi, les syndicats se mobilisaient alors que l’avenir des médias de proximité se discutait sans eux. Réduction du nombre de télés locales, coupe dans les subventions : les inquiétudes sont nombreuses et le flou toujours plus grand.
Ils étaient plusieurs dizaines de représentants syndicaux et de membres du personnel de différents médias de proximité à s’être déplacés jusqu’au cabinet de la ministre Jacqueline Galant.
Objectif : dénoncer la réforme qui suscite de vives inquiétudes au sein du paysage audiovisuel local.
Malgré la tenue d'une réunion – initialement prévue la semaine précédente puis reportée à ce mardi et transformée en visioconférence – les syndicats ont été exclus des discussions entre la ministre et les directions des télévisions locales. Une absence jugée inacceptable par les représentants des travailleurs, alors que l’avenir de centaines d’emplois est en jeu.
Une restructuration profonde en vue
Au cœur des préoccupations : la fin de l’indexation des subventions à partir de 2026, la réduction progressive des aides à la promotion de l’emploi (APE), mais surtout une refonte structurelle du secteur. Le projet prévoit en effet de réduire le nombre de télévisions locales de 12 à 8 d’ici cinq ans. À terme, une seule chaîne par province serait maintenue – à l’exception du Hainaut et de Liège qui n’en compteraient que deux chacune (contre quatre aujourd’hui pour le Hainaut).
Une concentration que dénoncent les syndicats, qui craignent une perte de pluralité et une déconnexion de l’information locale avec les réalités des territoires. Pour les acteurs du secteur, qui collaborent déjà quand cela est possible, il est crucial de rappeler le rôle essentiel de ces médias de proximité dans la vie démocratique locale.
Une ministre absente, des réponses attendues
La ministre Galant n’a même pas pris part à la réunion en question. Elle a été représentée par son chef de cabinet, Stéphane Lefevre. Selon nos informations, une note sera soumise dans les prochains jours au partenaire du MR dans la majorité, les Engagés. Les travaux sur le projet devraient reprendre le 18 août.
Quel avenir pour une info locale de service public, ancrée dans les réalités de chaque territoire ? Pour VOTRE info locale donc. Aujourd’hui, la réponse reste floue mais la mobilisation se poursuivra en septembre.
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