Dès 2026, certains chercheurs d’emploi perdront leurs allocations. Au Forem, des formations leur offrent un nouvel élan. Pour beaucoup, la réforme agit comme une motivation plutôt que comme une menace.
À partir de janvier 2026, la réforme du chômage mettra fin aux allocations pour certains chercheurs d’emploi. Pour les accompagner, le Forem renforce son action : nouvelles formations, ateliers de recherche et contacts avec les employeurs. L’objectif affiché : éviter l’exclusion et accélérer le retour à l’emploi.
Dans un centre de formation de Châtelet, plusieurs demandeurs d’emploi témoignent. Samir El Mohmouh suit une formation en ventilation après plus d’un an et demi de chômage. Pour lui, la réforme a joué un rôle de déclencheur. « La réforme, ça nous a mis un petit coup de pied aux fesses pour dire « bougez-vous quoi ! » », confie-t-il.
Un autre stagiaire, Kamil Struzik, inscrit en maçonnerie, insiste quant à lui sur l’importance d’apprendre un métier concret. Lui aussi reconnaît que la réforme l’a poussé à agir, et est surtout reconnaissant envers le Forem pour sa formation : « C’est assez complet, le matériel est mis à disposition, les formateurs savent ce qu’ils font. Ils sont amicaux avec les stagiaires », dit-il.
Ces parcours reflètent l’ambition du Forem. D’ici fin 2025, plus de 270 formations seront proposées en Wallonie dans des secteurs variés : logistique, construction, numérique, industrie alimentaire. Le Forem espère que cet accompagnement renforcé permettra à chacun de retrouver rapidement un emploi adapté à ses compétences.
Maxime Verbeke
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