À Anderlues, une campagne d’exhumations est en cours au cimetière de la rue des Combattants. Objectif : libérer de l’espace dans un site saturé. Pour limiter la fermeture et les nuisances, plusieurs communes voisines ont prêté main-forte.
Les équipes sont à pied d’œuvre dans le cimetière d’Anderlues. Une vingtaine de fossoyeurs s’activent pendant que les pelleteuses creusent. Les corps sont exhumés afin de permettre une rotation des concessions et libérer de nouveaux emplacements. « Toutes les communes doivent exhumer. Nos cimetières n’ont plus vraiment été gérés depuis les années 70. Une commune ne peut pas étendre ses cimetières à l’infini. Elle est obligée de gérer l’espace en termes de rotations des terrains », explique Xavier Deflorenne, connu sous le nom de " Monsieur Cimetières " en région wallonne.
La précédente majorité communale avait introduit une demande d’agrandissement du cimetière, refusée par la Région. Les campagnes d’exhumation sont donc devenues incontournables. Pour gagner du temps et limiter les coûts, certaines communes choisissent désormais de mutualiser leurs moyens humains. À Anderlues, des renforts sont venus de Philippeville, Florennes, Gerpinnes et Lobbes. Une coopération basée sur un principe simple : la commune aidée rendra la pareille lors d’un prochain chantier. « On ne peut pas fermer un cimetière pendant six semaines. Ici, la fermeture sera de dix jours. Ça permet une économie de temps et de nuisance pour les personnes qui veulent venir voir un défunt », souligne le bourgmestre Hadrien Polain.
Les ouvriers communaux préparent le terrain et remettront ensuite les lieux en ordre, afin que l’ensemble des équipes puisse se concentrer, durant un ou deux jours, exclusivement sur les exhumations.
L’intérêt des exhumations : gérer l’espace et respecter la loi
En Wallonie, les exhumations sont autorisées entre le 15 novembre et le 15 avril. Cette période limite les risques sanitaires et respecte les prescriptions légales. Les 23 emplacements concernés ce jour n’ont pas été sélectionnés au hasard : il s’agit de tombes abandonnées. Après plusieurs années sans renouvellement de concession ni entretien, la commune peut légalement reprendre ces parcelles. Les communes ont l’obligation de gérer leurs cimetières et d’en assurer la rotation.
Fermé depuis lundi, le cimetière de la rue des Combattants devrait rouvrir ses portes au public le mercredi 11 mars.
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