Dans les rues de Charleroi, les enseignants se sont mobilisés pour dénoncer les réformes qui frappent l'enseignement qualifiant. À travers ce "mercredi noir", les manifestants espèrent faire entendre leurs voix et peser sur les décisions politiques.
Réduction des heures de 3%, renvoi des élèves majeurs dans l'enseignement pour adulte ou encore suppression des 7ème professionnels, les réformes frappent de plein fouet l'enseignement qualifiant. À Charleroi, les professeurs ont décidé de se réunir pour faire entendre leurs voix, en cette date symbolique pour le secteur. Christophe Hemberg, secrétaire régional à la CGSP Enseignement : "Ce 15 janvier est une date pivot dans l'enseignement. C'est le jour du comptage des élèves, qui génèrera les périodes à organiser à la rentrée prochaine. Donc, avec les élèves qui seront exclus de l'enseignement qualifiant et la réduction de 3% des heures organisables, ce seront des pertes d'emploi qui seront générées. On parle de plus de 500 équivalents temps plein sur l'ensemble de la Communauté française."
Bien plus qu'une couleur, ce "mercredi noir" symbolise pour les professeurs la mort de l'enseignement qualifiant. "On s'habille tous en noir pour montrer qu'on est en deuil aujourd'hui", explique Valentine Fecherolle, enseignante à l'Institut Notre-Dame de Fleurus. Et si ces mesures auront un impact sur les professeurs, elles toucheront également leurs élèves. "À partir du moment où vous excluez des enfants de l'enseignement, ils devront s'orienter vers d'autres formes, la formation pour adultes. Elle est certe de qualité mais les attentes entre un jeune de 20 ans et un adulte en reconversion ne sont pas identiques", reprend Christophe Hemberg.
Ce "mercredi noir" n'est qu'un début. D'autres actions sont déjà annoncées, avec notamment une grève de 48h et une manifestation à Bruxelles le 27 janvier.
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