Unia a introduit une action en justice contre la SNCB pour réclamer la généralisation du déploiement de la rampe d'accès pour les personnes en situation de handicap.
Ce service d'assistance est disponible dans moins d'un tiers des gares, déplore mardi le centre interfédéral pour l'égalité des chances. Le dossier sera traité mercredi devant le tribunal de première instance de Bruxelles.
Unia se rendra au tribunal aux côtés d'un requérant et du CAWaB, le "Collectif accessibilité Wallonie Bruxelles". L'organisation explique demander depuis plusieurs années à la SNCB que le requérant, en chaise roulante, et toutes les personnes à mobilité réduite puissent monter au moyen d'une rampe d'accès lorsque le train est à plancher bas.
Le centre interfédéral explique que la SNCB refuse d'obliger ses accompagnateurs à déployer ces rampes, même si le train en est équipé. L'embarquement et le débarquement des personnes en chaise roulante ne sont assurés que dans certaines gares offrant un service d'assistance, sur réservation. Des voyageurs à mobilité réduite risquent alors un refus de l'accompagnateur et restent sur le quai.
Le requérant témoigne du "stress constant" face à cette incertitude. "A chaque fois, il faut demander, négocier. Certains accompagnateurs sont d'accord, mais d'autres disent qu'ils n'ont pas le temps, qu'ils ne sont pas formés pour ou pas assurés. Je dois parfois éviter de prendre le train pour m'éviter tout ce stress."
Selon Unia, il s'agit d'une violation de la Convention ONU relative aux droits des personnes handicapées et d'une discrimination.
Le centre interfédéral pour l'égalité des chances rappelle qu'il a déjà introduit plusieurs actions en justice pour pousser les opérateurs de transports publics à améliorer l'accessibilité des infrastructures. L'an dernier, Unia a gagné un procès aux côtés de quatre personnes en chaise roulante contre la société de transports flamande De Lijn pour violation de la Convention ONU.
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