Une action massive d'affichage a eu lieu durant la nuit dans plus de 15 villes du pays afin de sensibiliser la population au projet de loi autorisant des visites domiciliaires, indiquent lundi matin les organisateurs de cette opération.
Parmi les villes concernées, on retrouve Bruxelles, Liège, Namur, Charleroi, Mons, Louvain, Gand ou Bruges. Au total, plus de 1.500 affiches ont été placardées par quelque 300 personnes dans des stations de métro, aux arrêts de bus, autour des gares et dans l'espace public. En parallèle, 15.000 accroche-portes ont été distribués dans les transports en commun à travers le territoire belge.
Cette action s'inscrit dans la campagne "Stop visites domiciliaires", qui s'oppose au projet de loi permettant à la police de pénétrer dans des domiciles privés afin d'y arrêter des personnes sans titre de séjour en vue de leur expulsion. "Les autorités pourraient en effet réaliser des rafles de personnes sans-papiers jusque dans des habitations privées - celles de personnes sans-papiers ou de leurs hébergeurs -, en les pénétrant de force et même en les fouillant, sans disposer d'aucun mandat de perquisition", dénoncent les activistes. Ils rappellent d'ailleurs l'opposition à un tel texte exprimée par de nombreuses associations, magistrats, juges et organisations de défense des droits humains.
La Belgique et l'Union européenne préparent en outre actuellement de nouvelles mesures telles que "l'externalisation de l'asile vers des pays tiers, le renforcement de la politique de déportation ou encore la militarisation croissante des frontières", fustigent encore les organisateurs de l'action.
À leurs yeux, les personnes migrantes ne doivent pas servir de boucs émissaires aux crises actuelles. Les activistes encouragent à construire une société fondée sur la dignité, l'égalité des droits et la solidarité plutôt que sur la peur et l'exclusion.
L'action appelle la population à soutenir les pétitions parlementaires déposées contre le projet de loi via le site: https://no-ice-in-belgium.net/. Si suffisamment de personnes les cosignent, les Parlements sollicités devront entendre les associations qui en sont à l'origine.
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