Edito: Examens: l'angoisse des recours

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Ainsi donc, si les enfants de primaires et de secondaires ne rentrent pas à l'école le 20 avril prochain, il ne devrait pas y avoir d'examens ni d'épreuves certificatives (CEB, CE1D, CESS).

Ce serait alors aux conseils de classes de décider souverainement si un élève doit être recalé, passer un examen en août ou septembre, réaliser un travail ou que sais-je encore.

Ce ne serait pas une première. Lors des grèves de 1990, beaucoup d'écoles avaient clôturé l'année à la mi-mai. Ceux qui n'avaient pas d'échec à ce moment, n'avaient pas dû passer d'examens.

En soi, la décision de la Fédération est logique.

Comment, en effet, évaluer des élèves qui auraient manqué au moins deux mois de cours dans la deuxième partie de l'année. Et si, comme on peut l'espérer, les écoles rouvrent début mai, il sera effectivement plus pertinent d'utiliser les deux derniers mois (jusque fin juin), pour rattraper le retard en matière d'apprentissage plutôt que d'organiser des examens qui auraient peu de sens.

Faire passer les élèves dans la classe supérieure sans leur avoir donné les bases solides suffisantes est un risque certain pour ceux qui sont déjà actuellement en difficulté voire en retard scolaire.

Mais ne soyons pas dupes, si la cohérence et la garantie de l'apprentissage au détriment des évaluations sont louables, elles ne cachent pas moins une réalité que tant le politique que le monde de l'enseignement en général redoutent, celle du tsunami de recours qui risque de déferler si des examens sont organisés.

Ils seront des milliers à se plaindre si d'aventure les évaluations se faisaient et qu'ils étaient busés. Un casse-tête invraisemblable qui ne serait pas vivable.

Une réflexion qui vaut également pour les étudiants du supérieur à qui les autorités académiques viennent d'ores et déjà d'envoyer des horaires d'examens (parfois hallucinants et démentiels) comme si de rien n'était. Le but étant de respecter les prescrits légaux en la matière quitte à les modifier par la suite...histoire de rester dans les clous et éviter un maximum de recours. Ce qui pour le coup est loin d'être gagné, beaucoup d'étudiants étant déjà remontés comme des coucous suisses à l'idée de passer une session normale après deux mois de cours virtuels dont l'iniquité est bien souvent évidente à maints égards...

Bref tout le petit monde de l'éducation a recours au parapluie pour éviter la tempête dans quelques semaines...

 


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