Lors du 1er conseil communal 2026, le sort des classes de neige et l’avenir du site Marcinelle en Montagne ont été au cœur des débats. Les élus ont abordé les annulations de dernière minute, la sécurité des chalets et les perspectives.
Le conseil communal a débuté par la prestation de serment de Christophe Burton, deuxième suppléant, qui succède à Anthony Dufrane comme conseiller MR-IC.
Le magazine Investigation consacré à La Sambrienne a fait couler beaucoup d’encre depuis sa diffusion la semaine dernière et a donné lieu à un long débat au conseil communal de Charleroi. [Article ici]
La solidarité et l’aide aux plus démunis ont également secoué la salle : les élus ont interrogé la Ville sur l’avenir des associations Carolos face aux coupes budgétaires fédérales. [Article ici]
Mais l'un des sujets phares de ce premier conseil communal 2026 était Marcinelle en Montagne.
Lumière sur les classes de neige annulées… ou pas
Plusieurs conseillers et conseillères ont pris la parole. « Nous avons reçu des témoignages poignants de parents et d’enfants pour qui ce rêve de neige a tourné court subitement, deux heures avant le départ. Et puis finalement, place à la joie et au soulagement », indique Thomas Lemaire, conseiller PTB. « Comment se fait-il qu'une annulation aussi radicale n’ait pu être anticipée plus tôt ? Pourquoi les familles et les enfants ont-ils été prévenus à la dernière minute ? »
Latifa Gahouchi, conseillère PS, ajoute : « Le voyage était annulé pour des raisons de sécurité et de non-agrément des autorités françaises. Je suppose qu’aujourd’hui vous pouvez nous donner toutes les assurances que le chalet 4 est aux normes de sécurité européennes pour accueillir des enfants en toute sécurité. Et qu’en sera-t-il pour les années futures ? »
Jean-Noël Gillard, chef de groupe MR-IC, s’intéresse à la communication : « Aujourd’hui, le maillon est brisé entre le Collège, la RCA, les enseignants et les directions et, surtout, au bout de la chaîne, les parents qui doivent gérer la déception de leurs enfants. » Il demande des réponses concrètes : protocole écrit, portail de suivi ou évaluation des procédures d’urgence.
Réponse du collège
« L’ampleur de cette histoire montre l’attachement de tous à ce site », indique Julie Patte (PS), échevine de l’Enseignement à Charleroi. « C’est une situation problématique que nous n’avions pas vue venir, car jusqu’à fin décembre, notre dossier permettant d’occuper le chalet était en cours et nos contacts étaient rassurants. »
Tous les signaux étaient au vert jusqu’au jeudi en fin de journée, date à laquelle la maire a acté la fermeture du Chalet 4. « Je regrette sincèrement d’avoir dû annoncer si tard cette annulation. Quand nous avons reçu cet arrêt jeudi, notre premier réflexe a été de contacter la maire pour trouver une solution et débloquer la situation. » Il s’agissait de valider en urgence les travaux de sécurité effectués sur place, dont le dossier avait été envoyé durant l’été.
« Grâce à des contacts privilégiés, nous avons appris que le dossier était en cours d’analyse et qu’il s’agissait seulement d’une question d’heure. Nous avons prévenu les enseignants des risques, sans vouloir inquiéter les enfants inutilement. » Finalement, la commission s’est réunie le mardi suivant.
Concernant les normes de sécurité, Julie Patte affirme que le dossier a été définitivement validé, et qu’il ne s’agit pas d’un accord temporaire.
Et l’avenir des classes de neige ?
Concernant l’avenir de Marcinelle en Montagne, comme annoncé précédemment, le site devrait être vendu. Des démarches exploratoires ont été engagées pour étudier l’éventuel intérêt d’une reprise par un acteur du terrain. « Des prospections sont en cours avec des agences immobilières pour un bon accompagnement et pour la valorisation du site », ajoute l’échevine. Des rendez-vous sont d’ailleurs prévus sur place toute cette semaine. Pour les classes de neige des élèves, l’échevine travaille sur une alternative. « C’était une condition sine qua non pour moi. Nous devons nous séparer à contre-cœur du site, mais, au nom de l’égalité des chances, permettre aux enfants de partir quelque part. »
Un marché public est lancé pour organiser un séjour pédagogique d’ici 2027, sous la forme d’une « classe de dépaysement », à un prix toujours raisonnable malgré le changement de modèle. « Mon enjeu est de ne mettre aucune famille en difficulté financière. » Selon Thomas Dermine (PS), bourgmestre de Charleroi, il est important que les enfants puissent vivre des expériences, mais elles n’ont pas forcément besoin d’être identiques à celles vécues par leurs parents.
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