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Être confinée et victime de violences conjugales peut devenir un enfer!

Être confinée et victime de violences peut devenir un enfer!

Depuis mercredi midi, la Belgique est en confinement. Des mesures du gouvernement prises pour éviter la propagation du coronavirus. Pour certaines personnes, ce confinement peut se révéler très dangereux. C'est le cas des femmes victimes de violences de la part de leur conjoint. Comment peuvent-elles être aidées alors qu'elles ne peuvent pas sortir de chez elle? 

Des inquiétudes bien avant le confinement

Avant même le début du confinement, certaines bénéficiaires de la Maison Plurielle, une ASBL de Charleroi qui lutte contre les violences conjugales, intrafamiliales et liées à l'honneur, a reçu de nombreux appels. 

"Avant le confinement, beaucoup de nos bénéficiaires nous ont contacté car elles avaient peur et se sentaient en danger du fait de devoir être confinées avec leur conjoint. On sait qu'après le confinement, il y aura certainement une explosion des demandes d'aide pour l'ASBL Maison Plurielle car les victimes pourront nous appeler à nouveau" nous confie Gemaëlle Corsini, coordinatrice de l'ASBL Maison Plurielle.

Il n'est pas interdit de fuir pour les victimes

Depuis le début du confinement, l'ASBL a dû cesser ses activités et ne peut mettre en place qu'une permanence téléphonique et des contacts via sa page Facebook. La Maison Plurielle a donc un champ d'action moins important qu'avant au vu des mesures prises par le gouvernement. Il en va de même pour les maisons d'accueil qui ne peuvent plus recevoir de nouvelles personnes. 

"Le confinement renforce l'isolement. On ne reçoit plus beaucoup d'appels actuellement mais cela ne veut pas dire qu'il y a moins de violence bien au contraire. Cela veut dire que le confinement ne permet plus aux victimes d'avoir accès aux services qui peuvent les aider car elles sont plus surveillées par leur conjoint et surtout elles n'ont plus de contact avec l'extérieur. Cela amplifie l'emprise que peut avoir le conjoint" nous confie Gemaëlle Corsini.

En effet, le confinement est loin d'être quelque chose de rassurant pour les femmes qui vivent des violences conjugales car leur compagnon est bien plus présent. Elles n'ont donc aucun ou peu de moment de répit ou de moment pour pouvoir contacter des personnes extérieures qui pourraient les aider. "Cela peut devenir un cauchemar pour elle!" insiste Gemaëlle Corsini. Avant d'ajouter : "Il est important de rester chez soi vu la situation mais il n'est pas interdit de fuir pour les victimes. On reste disponible via une permanence téléphonique. En plus de cela, les personnes qui peuvent prendre le relais en cas de problème, c'est la police. On espère que les policiers pourront aider ces femmes en danger et qu'ils les prendront au sérieux". 

Si vous êtes victime de violences conjugales, une permanence téléphonique est organisée du lundi au vendredi de 13h30 à 16h via le numéro de GSM de la Maison Plurielle : 0492/65.55.47. L'ASBL est aussi joignable via sa page Facebook. A contacter également la ligne d'écoute Violences Conjugales au 0800/30 030 et la police au 101.


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