Les travailleurs de la phase à froid de l'entreprise sidérurgique Thy-Marcinelle ont repris le travail mercredi. Depuis des semaines, un mouvement de grève était enclenché par les syndicats, suite à la restructuration.
Mardi, les travailleurs de l'entreprise ont validé un accord comprenant le plan social dont bénéficieront les travailleurs appelés à quitter l'entreprise ainsi que des dispositions préservant l'aciérie mise à l'arrêt d'un démantèlement immédiat. Malgré ses insuffisances, les syndicats ont défendu celui-ci comme représentant "le maximum qu'ils pouvaient obtenir".
Mercredi, le bourgmestre de Charleroi Thomas Dermine a commenté également cet accord. "Je veux d'abord saluer le travail des représentants syndicaux qui, dans un contexte extrêmement difficile, ont obtenu des améliorations des conditions de départ des travailleurs", a-t-il indiqué.
Pour le bourgmestre, l'issue des derniers jours ne masque cependant pas l'échec collectif que constitue la disparition de la phase à chaud.
"Depuis plusieurs semaines, j'appelais le gouvernement wallon à examiner sans tabou l'ensemble des leviers permettant de préserver cet outil industriel stratégique, y compris l'hypothèse d'une expropriation pour cause d'utilité publique si elle s'avérait nécessaire. Cette proposition est restée sans véritable réponse", a indiqué l'élu, qui s'est tout de même félicité du maintien provisoire de l'outil acté dans l'accord.
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