Le conseil d’administration de l’aéroport de Charleroi compte 15 membres, deux représentants indépendants, 6 représentants politiques et 6 personnes désignées par les partenaires privés dont le Groupe SAVE Holding communal. Parmi ces partenaires privés, 4 vivent en Italie. Fin août, il a donc été décidé de déplacer la réunion du conseil d’administration de Gosselies à Venise. Une décision qui n’est pas du goût de tout le monde.
Lors de la tenue du conseil d’administration de BSCA, le 26 août dernier, pour la première fois à Venise, le SETCA n’a pas manqué de réagir dénonçant au passage le fait que ces réunions auraient lieu 6 fois par an en Italie.
Un changement d'organisation et des dépenses qui passent d’autant plus mal que l’aéroport est censé faire des économies. Le plan de sauvetage qui fera prochainement l’objet d’une concertation sociale, prévoit d’ailleurs de 7 à 10 millions d’efforts budgétaires.
Quand les écolos s’en mêlent
Le député ECOLO Christophe Clersy a donc décidé d’interroger le Ministre des Aéroports, Jean-Luc Crucke (MR) ce lundi, afin d’éclaircir la situation.
Et ce n’est pas tant le poids grandissant de l’actionnaire privé dans les décisions qui inquiète le député que l’opportunité d’un déplacement pour des administrateurs publics.
"Alors qu'on sort à peine de la pandémie, on peut s'interroger sur la pertinence pour les administrateurs publics de se rendre de manière systématique en présentiel à Venise pour assister au CA alors que la visioconférence existe. Pour moi, c'est difficilement compréhensible »
Le Ministre des Aéroports Jean-Luc Crucke, a d’abord rappelé que la décision d’organiser 6 réunions par an à Venise avait été prise fin juin et avait fait l’objet d’un avenant à la convention des actionnaires. Il a aussi précisé que le 26 juin, il avait également été proposé de réduire les déplacements à une seule réunion par an, celle portant sur le bilan stratégique de l’aéroport.
Un surcoût de mille euros
Il a néanmoins précisé au passage que le déplacement à Venise n’avait coûté qu’un millier d’euros à charge de BSCA.
"Selon les chiffres transmis par BSCA, le coût du déplacement à charge de l’aéroport est de 2200 euros dont il faut déduire la couverture des frais des administrateurs italiens lors de leur déplacement à Charleroi de l’ordre de 1200 euros. Il en résulte que le coût net supplémentaire de ce déplacement est limité à environ 1000 euros ».
Christophe Clersy, le député écologiste, s’est dit satisfait de l’attitude du ministre envers les représentants de la Région, tant pour veiller aux finances de BSCA qu’au rôle d’exemple que doivent jouer les élus en matière d’effort climatique.
"Une seule réunion physique par an à Venise me parait plus en adéquation avec la réalité actuelle de la gestion de l'aéroport. En terme de gouvernance certainement, parce qu'aujourd'hui il est question de restreindre toutes les dépenses, en terme d'intégration des enjeux climatiques, parce qu'aujourd'hui il est question de restreindre les déplacements superflus, mais aussi et surtout en regard des négociations sociales qui ont lieu actuellement avec les travailleurs dans le cadre des mesures d'économie qui devront permettre la recapitalisation de l'aéroport tant par le partenaire privé que par la Wallonie"
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