La commune de Chapelle-lez-Herlaimont renonce à la reprise du camping de Clairefontaine à Godarville, faute de garanties financières de la Région wallonne. Le site reste sans solution claire, en attendant l’éventuelle arrivée d’un repreneur privé.
Depuis l’annonce, en décembre dernier, de l’arrêt de la gestion du camping de Clairefontaine à Godarville par les Voies d’Eau du Hainaut, la situation reste au point mort. La piste d’une reprise conditionnée par la commune avait été envisagée, mais elle est désormais définitivement abandonnée, comme l’a confirmé un courrier du cabinet de la ministre wallonne du Tourisme, Valérie Lescrenier.
« Une option de reprise en collaboration avec la commune a ainsi été analysée, notamment sous les angles juridique, financier et opérationnel. À l’issue de cette analyse, il apparaît que, dans l’état actuel du projet, les conditions ne sont pas réunies pour permettre une mise en œuvre favorable et durable, en particulier sur le plan financier. Même dans les hypothèses les plus favorables, cette piste impliquerait un risque de déficit structurel ainsi qu’un soutien communal significatif, trop coûteux. »
Du côté de la commune, la Ville, par la voix de son bourgmestre Mourad Sahli, a élaboré un projet touristique accompagné d’un plan financier, conditionné à un soutien de la Région wallonne. « On avait prévu, dans notre plan financier, un investissement communal à hauteur de 150 000 euros par an jusqu’en 2031, précise le bourgmestre chapellois. Avec cette enveloppe, il était prévu de refaire l’électricité, l’accès à l’eau et les égouttages. La seule condition était que la Région wallonne nous soutienne avec un subside pour le maintien des emplois via le dispositif APE. »
Mais la réforme APE doit entrer en vigueur sans que ses modalités soient encore clairement définies. Dans ce contexte, la Région wallonne ne peut offrir aucune garantie à la commune. « À partir du moment où la Région wallonne ne garantit pas ce soutien, je ne peux pas mettre la commune en difficulté. Je ne peux pas lever des taxes sur le dos des citoyens pour pouvoir reprendre un site. Voilà la situation actuelle aujourd’hui », conclut Mourad Sahli.
À l’entrée du site, les barrières sont bien fermées. L’endroit paraît désert et, pourtant, quelques occupants sont toujours présents. Depuis début avril, une convention encadre l’accès au domaine : les campeurs peuvent rejoindre leur caravane une fois par semaine, entre 8 h et 16 h, selon un jour fixé à l’avance.
Alors, on essaie de profiter comme on peut, même quelques heures, histoire d’entretenir sa parcelle. Mais le moral est dans les chaussettes pour certains occupants.
Du côté de la ministre, la priorité est donnée à une reprise privée du site. De son côté, la commune espère voir l’activité redémarrer rapidement avec un repreneur solide, car cette attraction est essentielle, notamment pour ses retombées économiques.
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