Le projet de transformation de l’ancien site hospitalier de l’IMTR en centre d’accueil pour demandeurs d’asile se précise à Gerpinnes. Si rien n’est encore officiel, les autorités communales anticipent déjà l’arrivée d’un centre géré par la Croix-Rouge.
Le projet de reconversion de l’ancien site hospitalier de l’IMTR en centre d’accueil de réfugiés avance : tous les voyants sont au vert, même si rien n’est encore officiellement acté. Du côté du propriétaire, le géant de l’immobilier Thomas & Piron, on ne souhaite pas brûler les étapes. À Gerpinnes, en revanche, on anticipe déjà.
« Je ne vais pas vous cacher qu’en tant que bourgmestre, je rêve d’autre chose que l’ouverture d’un centre Fedasil, avoue Julien Matagne. Mais il y a aussi des exigences fédérales et des besoins humanitaires, avec des personnes en réelle détresse. Je pense donc qu’il faut accompagner ces personnes intelligemment, et c’est ce que nous allons faire à Gerpinnes, comme toujours. »
D’ici peu, les travaux d’aménagement devraient débuter pour une durée totale de six mois. Les demandeurs d’asile arriveront par vagues. Il est également prévu qu’une antenne du service Population de la commune soit installée sur le site. « Il y aura un service Population sur place, dédié aux demandeurs d’asile à l’IMTR », précise le bourgmestre gerpinnois.
La gestion de ce centre ouvert sera assurée par la Croix-Rouge
Sa capacité maximale sera de 390 personnes et la durée des séjours dépendra principalement de l’avancée des dossiers. « Toutes ces personnes ne resteront pas en Belgique, prévient Jean-Marc Jacobs, porte-parole de la Croix-Rouge. Par le passé, nous avons vu trop de personnes se retrouver très perdues une fois leur statut de réfugié reconnu et à la sortie d’un centre. Notre objectif est donc de les accompagner : apprendre le français et comprendre le b.a.-ba de la culture belge… Nous proposons toute une série de formations. »
Du côté des riverains, les réactions sont partagées, entre soutiens et inquiétudes. Certaines associations locales, comme les scouts, ont déjà manifesté leur volonté d’apporter leur aide.
Le centre accueillera principalement des familles et des femmes seules ; un tiers des places sera réservé aux hommes. Pour encadrer l’ensemble, une quarantaine d’employés sera nécessaire.
Enfin, afin de faciliter les déplacements, les lignes de bus seront remises en service et les arrêts réaménagés.
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