Justice: face au manque de moyens, les acteurs du secteur pointent l'Etat belge

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Depuis 2015, le 20 mars est devenu la « journée de la justice ». Tous les acteurs du pouvoir judiciaire parlent d’une seule voix pour faire entendre leurs requêtes. Au travers de ces dernières, des magistrats, avocats et greffiers issus des quatre coins du pays et des différentes juridictions, font part de leurs difficultés concrètes. Exemple au Palais de Justice de Charleroi.

Ils sont avocats, bâtonniers ou encore magistrats. S’ils se retrouvent devant le Palais de Justice de Charleroi, c’est pour faire un état des lieux de leurs conditions de travail afin d’y exposer leurs revendications. « Nous demandons juste que la justice soit plus accessible pour tout le monde, que les jugements puissent matériellement être rendus dans des temps raisonnables et ce n’est pas le cas pour l’instant. Si on a une remise de 3, 4 voire 5 mois pour un dossier urgent, ce n’est pas acceptable », informe Emmanuelle Attout, bâtonnière au barreau de Charleroi.

Une nouvelle revendication qui condamne l’État belge

Voilà quelques-unes des revendications exprimées ce mercredi après-midi. Mais, cette année-ci, en 2024, une nouvelle réclamation a fait son apparition et elle s’adresse à l’État belge.

Des décisions sont rendues par l’ordre judiciaire qui condamne l’État belge et L’État ne l’exécute pas. Il s’assoit dessus, si vous me permettez l’expression, constate Vincent Delforge, juge de paix du 2e canton à Charleroi.

C’était en juillet 2023, l’État belge et Fedasil ont été condamnés par le tribunal francophone de première instance de Bruxelles en raison de leur gestion de la crise d’accueil en Belgique. Pour le juge de paix carolo, ce non-respect des condamnations précédentes porte atteinte aux fondements de l’État de droit.

 

Maxence est un tout jeune avocat stagiaire. Malgré sa maigre expérience, il peut déjà dresser quelques constats.

Pendant 5 ans (d’études, ndlr), on nous montre l’idéal de la justice. Une fois qu’on est sur le terrain, on a cette désillusion de voir qu’il y a un sous-financement, les délais sont extrêmement longs et les gens ont dû mal à avoir accès à un avocat, explique Maxence.

Notons par ailleurs les quelques avancées en matière de numérisation et digitalisation. Les acteurs de la justice belge restent motivés et espèrent cette fois, surtout en cette année d’élections, qu’ils seront écoutés.


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