Ce mardi 20 janvier, l’Unité de bien-être animal, accompagnée de la police, d’associations et de refuges, a saisi plusieurs animaux à Pont-à-Celles. Ils ont été alerté sur l’état particulièrement alarmant d’un cheval et d’autres animaux dans une prairie.
L’état du cheval initialement visé est catastrophique et tout le monde espère que les soin qui lui sont désormais prodigués par Equitom Namur pourront apaiser ses souffrances.
Les faits sont les suivants :
- Une plainte a été introduite ce mardi 20 janvier. Dans ce cadre, l’Unité du Bien-être animal (UBEA) du Service public de Wallonie s’est rendue en urgence sur place afin de procéder aux vérifications nécessaires.
- Lors de cette intervention, un cheval présentant un état de santé particulièrement préoccupant a immédiatement été saisi. Les autres chevaux présents dans la même infrastructure, et qui sont également en pension, ont quant à eux été jugés aptes à rester.
- Néanmoins, au vu de la situation, et en collaboration étroite avec la commune de Pont-à-Celles et les services de police, un dispositif strict de surveillance a été mis en place afin de garantir le bien-être des animaux laissés sur le site, avec des contrôles quotidiens à raison de trois passages journaliers.
- Les premiers éléments de l’enquête ont permis d’établir que le/la propriétaire du cheval saisi est la personne qui a également en charge la gestion/soin des autres animaux dans cette partie de l’infrastructure. D’où les mesures de contrôle mises en place.Cette personne n’était pas connue défavorablement des services de l’UBEA (son nom apparait en 2024 pour des faits très mineurs : « animaux en divagation »).
- Des contrôles complémentaires ont ensuite conduit à la découverte d’autres animaux détenus par cette même personne sur une parcelle située sur une autre commune à Ransart (âne, poneys, moutons), lesquels ont également été saisis directement.
- En poussant les investigations plus en profondeur, il est apparu que, dans une autre partie de l’infrastructure, se trouvaient des chevaux appartenant à une tierce personne, qui elle était connue des services pour des faits antérieurs de négligence ayant donné lieu à des procès-verbaux au cours des dernières années et faisant déjà l’objet d’un suivi régulier.
Vu la gravité des faits, le Parquet s’est désormais officiellement saisi du dossier. L’UBEA collaborera pleinement avec l’autorité judiciaire afin de réaliser les devoirs d’enquête complémentaires nécessaires.
Adrien Dolimont, Ministre-Président de la Wallonie en charge du bien-être animal, via le communiqué de presse : « Je tiens sincèrement à remercier l’ensemble des intervenants qui ont pu agir efficacement et en urgence. L’état de ces animaux est innommable. Cela me conforte dans ma volonté
de renforcer les sanctions envers les maltraitants et d’agir, auprès de tous les niveaux de pouvoir, pour permettre l’exécution effective des peines. C’est une bonne nouvelle que le Parquet se soit déjà saisi du dossier, nous allons collaborer pleinement afin de faire rapidement aboutir celui-ci. J’en profite pour rappeler l’importance du numéro 1718 (option 2) pour le signalement des cas de maltraitance ou de négligence ».
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