L'âge de la retraite des militaires tournera à l'avenir autour des 60 ans, a indiqué ce mercredi le ministre de la Défense, Theo Francken, en commission de la Chambre en réponse à plusieurs questions.
L'âge de cette retraite est fixé actuellement à 56 ans mais, dans le cadre de la réforme des pensions, le gouvernement a décidé d'aligner cette échéance sur celle des autres travailleurs, à savoir 67 ans. Mais cela ne signifie pas pour autant que les militaires travailleront onze ans de plus, selon le ministre.
Des discussions sont en cours mais en fonction des propositions qui sont sur la table et des mesures décidées dans le cadre de l'accord social d'avant les vacances, l'allongement ne sera que de quelques années et non à 67 ans comme le dénonce une partie de l'opposition. "Ce sont des fake news: les militaires ne devront pas travailler jusqu'à leurs 67 ans. Avec le système en cours, ce sera autour des 60 ans pour beaucoup de militaires", a assuré le ministre.
Jusqu'à présent, seule une organisation syndicale -la Conférence Générale du Personnel Militaire (CGPM)- a approuvé l'accord social négocié avant les vacances. Les autres syndicats ont consulté leur base. Le ministre les a reçus le 12 septembre. Une nouvelle réunion est prévue à la mi-octobre pour déterminer si un protocole d'accord peut être signé avec eux.
Le ministre a également assuré qu'il disposerait des moyens nécessaires pour financer ces mesures sociales dans le cadre des 2% du PIB que le gouvernement a décidé d'affecter à la Défense.
Sur le même sujet
Recommandations
Échec de la conciliation entre syndicats et direction de Thy-Marcinelle
Hôpitaux de proximité : quel avenir pour Chimay et Lobbes dans la réforme hospitalière ?
Les directeurs généraux des CPAS wallons demandent une vraie concertation sur les réformes
Nouveau le 1er juin : Un emballage neutre pour tous les produits du tabac et à fumer
Les syndicats mécontents des mesures d'économies annoncées par l'intercommunale Humani
Réforme du chômage : Les CPAS demandent des mesures de soutien temporaires face à l'afflux de dossiers