Le harcèlement dans l’espace public reste un problème majeur dans les métropoles. Charleroi n’échappe pas à la règle. Depuis 2024, il existe pourtant un code auquel chacun peut faire appel pour recevoir de l’aide dans certains commerces.
« Ask for Angela », c’est son nom. Un code né en Angleterre en 2016 pour lutter contre le harcèlement subi majoritairement par des femmes dans l’espace public ou ailleurs. Le mouvement est arrivé en Belgique en 2021.
C’est Alicia Monard qui, la première, s’est intéressée au phénomène et qui a sollicité les établissements partenaires. Aujourd’hui, c’est Ayse Aktas, en charge de l’Égalité des chances, qui a repris le flambeau avec la volonté d’aller plus loin.
« Ask for Angela », ce sont aujourd’hui une trentaine de commerçants et d’acteurs culturels impliqués dans le dispositif.
Le système repose sur une idée simple : impliquer les acteurs de la ville dans la lutte contre différents phénomènes d’insécurité, et notamment le harcèlement de rue.
Quiconque se sent menacé ou en danger dans l’espace public peut, à tout moment, se tourner vers un commerce affichant l’autocollant de la campagne. Une fois la porte de l’établissement poussée, la personne pourra demander après Angela, ce qui attirera l’attention du personnel formé pour apporter une première aide à la victime.
« Nous avons pu constater que les autocollants avaient un effet préventif. D’où notre volonté de faire connaître l’initiative et de trouver, dans les prochains mois, davantage d’acteurs prêts à adhérer à la démarche », a expliqué Ayse Aktas.
Et l’échevine a ajouté au micro de nos confrères de la RTBF que « toute personne qui se sentirait en insécurité dans l’espace public peut y avoir recours ». Il n’y a donc pas de limite.
Où trouver Angela ailleurs qu’en centre-ville ?
Il est vrai que la plupart des établissements ayant répondu présent sont installés dans le centre-ville. Mais l’échevine souhaite étendre le rayon d’action du dispositif à la périphérie. C’est pourquoi un appel a été lancé à toutes les structures susceptibles d’accueillir du public et qui pourraient, dès lors, venir renforcer ce réseau de lutte contre le harcèlement.
Les théâtres, centres culturels, associations ou commerces de proximité peuvent être concernés. S’ils acceptent d’adhérer au projet, rien de plus simple : ils signent une charte liée à une courte formation. Ensuite, ils peuvent — ou plutôt doivent — rendre le dispositif visible auprès du public.
Pour compléter le dispositif « Angela », Charleroi peut compter sur un autre allié qui répond au doux nom de Sacha. Le plan Sacha est un dispositif complémentaire de lutte contre le harcèlement dans l’espace public, notamment dans le cadre de festivals ou de concerts.
Si un jour vous êtes en difficulté, retenez donc ces deux prénoms : Sacha et Angela. Ils pourraient bien vous être utiles.
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