Les Neets sont encore dix pourcents aujourd’hui. En fait, les Neets, ce sont ces jeunes qui ne sont Ni à l’emploi, NI dans les études, Ni en formation. Et pour aider ces jeunes à trouver un boulot ou une formation, à Charleroi et Mons, le projet « Coup de Boost » a été initié par le Forem et les organisations syndicales il y a deux ans, après la fermeture de Caterpillar. Et le bilan est très bon: plus de 60% de réussite.
« Coup de Boost »: une aide pour trouver sa voie
Ces jeunes font partie du projet « Coup de Boost » débuté dans la foulée des cellules de reconversion pour les anciens de Caterpillar. Avec des fonds européens pour l’accompagnement des travailleurs ayant subi un licenciement collectif.
« Pour chaque travailleur licencié, on avait la possibilité d’accompagner un jeune de la région dans sa recherche d’emploi, explique la coordinatrice du projet Emeline Brohée. Pour le projet « Coup de Boost », on s’inspire de la méthodologie des cellules de reconversion et du partenariat avec les organisations syndicales. Mais aussi d’une dynamique collective. Donc les jeunes sont accompagnés en groupe. »
Une aide collective pour jeunes en recherche
Et le projet s’adresse à ce que l’on appelle les Neets, ces jeunes de 18 à 25 ans NI à l’emploi, NI en formation, Ni aux études. En 2018, ils représentaient 10% des jeunes de cet âge contre 15% en 2014, soit une baisse de 32% en 4 ans. « Coup de Boost » encadre ces jeunes qui sont peu peu formés en moyenne. La moitié a au maximum un diplôme du deuxième degré du secondaire. « Coup de boost » leur proposent donc un coaching collectif, et un suivi personnalisé. Avec de la recherche d’emploi, bien sûr, mais aussi une aide à la prise de parole en public, et des visites et stages en entreprises, par exemple.
En groupe, c’est plus facile
« Chercher de l’emploi en groupe, c’est mieux parce qu’ici, on est tous ensemble. On peut se parler. On peut d’entraider dans la recherche », témoigne Emilie l’une des participantes.
« J’avais simplement mon diplôme de secondaire supérieur, ajoute Coline, une autre participante au projet. Ici, j’ai entrepris une formation de bibliothécaire en cours ud soir. Je suis soutenue. Je recherche de l’emploi. Et je travaille comme animatrice pendant les vacances. »
Et les résultats sont bons
Et ça marche. Sur 165 jeunes, 63% ont trouvé un travail, une emploi ou une formation après un an. Le projet « Coup de boost » est programmé jusqu’en décembre prochain. Mais ses responsables espèrent bien le faire prolonger et l’étendre. Au vu de ses très bons résultats.
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