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« Le Revenu d’Intégration ne permet plus de vivre »

Le Revenu d’Intégration délivré par les CPAS, ce qu’on appelait avant le minimex, ne suffit pas pour vivre. C’est le triste constat posé par une étude due l’économiste Philippe Defeyt qui est à la tête de l’'Institut pour un développement durable. Tous les chiffres qu’il a collectés montrent que la pauvreté augmente, et surtout que le Revenu d’Intégration n’atteint même pas le seuil de pauvreté. Nous avons recueilli le témoignage du président du CPAS de Fleurus à ce sujet.

Le RIS a augmenté. Mais le coût de la vie est trop élevé

C’est un fait, en 25 ans, le montant du revenu d’intégration, l’ancien minimes, n’a pas cessé d’augmenter: + 92% entre 1995 et aujourd’hui. Une augmentation qu’à Fleurus, comme dans tous les CPAS, on confirme.

« Oui, il a augmenté progressivement, admet José-Pierre Ninane, le président du CPAS de Fleurus (Défi), mais il n’arrive pas encore à donner une vie décente à la plupart de nos personnes précarisées. l faut dire que depuis quelques années, il est plus difficile d’accéder aux allocations de chômage. C’est l’une des causes principales de l’augmentation du nombre de revenus d’intégration. Et la vie est de plus en plus chère. Les logements, l’éducation et l’alimentation aussi. Ce qui fait que les gens s’appauvrissent de plus en plus. »

Et pourtant, le pouvoir d’achat a aussi augmenté ces dernières années (+17% pour les RIS isolés, et 19% pour les RIS cohabitants). Plus d’ailleurs pour les bénéficiaires du Revenu d’Intégration que la moyenne globale (+ 8%). Mais ce n’est pas assez. A Fleurus, comme partout, le nombre de bénéficiaires a augmenté. Entre 2016 et 2019, le budget du Revenu d’Intégration a augmenté de 56%.

RIS sous le seuil de pauvreté

« Actuellement, le Revenu d’Intégration ne suffit plus pour vivre pour les plus précarisés, dénonce le président du CPAS fleurusien. Ca représente 400 familles qui sont aidées tous les mois à Fleurus. »

L’étude de l’Institut pour un développement durable montre d’ailleurs que le revenu d’intégration n’atteint même pas le seuil de pauvreté. Il ne représente que 74% de ce montant minimum vital pour les isolés et 66% pour les cohabitants. En plus du revenu d’intégration, pour vivre, de plus en plus de personnes doivent compter sur les CPAS pour des aides au logement, pour du chauffage, des études ou de l’alimentation. Le CPAS fleurusien distribue pas moins de 3 000 colis alimentaires. Ce qui représente une aide indispensable pour 8% de la population de la commune. 

Des chiffres interpellants, mais révélateurs d’une situation difficile pour de trop nombreuses familles.


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