Edito: Décret inscription: l'impossible équation

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C'est ce lundi que débutait le processus d'inscription en première secondaire dans les écoles de la Fédération Wallonie Bruxelles.

Fils unique du décret du même nom, ce processus reste très critiqué. Parce que s'il évite aujourd'hui les files d'attente devant certaines écoles qui, jadis, fonctionnaient au "premier arrivé premier servi", les critères qui le guident restent souvent plus que discutables et très aléatoires.

Résultat: des cas ubuesques où des enfants qui habitent 300 mètres trop loin par rapport à une école pourtant toute proche, se retrouvent obligés de se taper 30 bornes pour trouver l'école qui leur convient.

Ce décret inscription, faut-il le dire, a été très mal emmanché lors de sa création, il y a 10 ans. Et puis bon, pour paraphraser Coluche, à 10 ans, on n'est pas responsable. Et justement,  les responsables du bazar qui revient chaque année et qui fait que, parfois, certains se retrouvent sans école à la rentrée, ce sont ceux qui, dans un pseudo-souci d'équité, ont mis sur pied un système inepte qui a un énorme défaut : celui de ne pas respecter entièrement le choix de l'étudiant et de ses parents. Chacun devrait avoir le choix de son lieu d'étude.

Alors bon, on arguera du fait qu'auparavant, c'était le règne des passe-droits, des petits arrangements dans les écoles surchargées qui faisaient miraculeusement remonter un dossier en haut de la pile parce que papa connaissait le directeur et que celui du petit voisin qu'on n'a pas forcément envie de voir parce qu'il n'a pas le bon bulletin ou le bon profil, lui, finit aux oubliettes.  

On dira aussi que retrouver des gens qui plantent leur tente devant l'école deux jours avant le début des inscriptions, c'est inacceptable.

Mais le décret inscription n'a virtuellement rien arrangé. Et personne jusqu'ici n'a eu le courage politique de le dire, de l'assumer ou de proposer une autre solution.

La vérité, c'est qu'au lieu d'essayer de contrôler les inscriptions d'une manière où d'une autre, il faut refinancer la Fédération Wallonie Bruxelles pour que celle-ci construise des écoles ou agrandissent celles qui existent. Pour que tous les élèves, sans exception, puisse suivre leur cursus dans l'établissement de leur choix.

Parce que créer des frustrations et des déceptions dès l'entame des études secondaires, c'est déjà mettre en grande difficulté certains qui ont dès le départ besoin d'être rassurés par un encadrement motivant.


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