Charleroi : la Province de Hainaut va revendre certains de ses bâtiments, dont le site de l'IPSMa

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La Province de Hainaut détient près de 200 bâtiments, parfois en mauvais état. Aujourd'hui, l'institution va se séparer d’une partie de ses actifs. Chez nous, cela concerne notamment le site du Débarcadère à Marcinelle, où se trouve l'IPSMa.

A Marcinelle, le site du Débarcadère est occupé principalement par la Haute Ecole Condorcet (IPSMa). Le bâtiment principal en bord de route, construit dans les années 50, est dans un état devenu critique. Même chose pour les pavillons, à l’arrière de la haute école, où les problèmes d’humidité et électriques sont de plus en plus fréquents, ce qui engendre un manque de confort et des problèmes de sécurité pour les élèves et les enseignants. Cet exemple est loin d’être le seul dans les 200 implantations que compte la Province de Hainaut, qui doit par ailleurs réduire ses dépenses. Une rationalisation du bâti est donc au programme pour cette législature.

"Sur l'ensemble de la Province de Hainaut, nous avons un million de mètres carrés de bâtiments, avec des implantations de qualités totalement différentes. A Charleroi, certaines sont en phase de rénovation, comme le bâtiment Roullier sur le site de l'Université du Travail et de la Cité des Métiers. D'autres bâtiments sont en très mauvais état, comme à Marcinelle sur le site du Débarcadère où l'on retrouve la Direction Générale de l'Action Sociale (DGAS) dans des préfabriqués qui remontent à la fin des années 90. Ce service va déménager dans quelques mois vers le château de Parentville à Couillet. Mais sur ce site, il y a aussi l'IPSMa, la Haute Ecole Condorcet, qui occupe d'une part le phalanstère, un bâtiment construit à l'époque glorieuse des charbonnages dans les années 50 et d'autre part des pavillons à l'arrière. Tout cet ensemble est devenu vétuste et il est impossible de rénover la grande partie pavillonnaire qui, elle, date du début des années 80. Il est donc impératif de trouver des alternatives. On y travaille depuis plusieurs années, actuellement, ces dossiers se concrétisent", explique Eric Massin, député provincial (PS) en charge du patrimoine immobilier.

En dehors des problèmes d’insalubrité, ces bâtiments sont devenus de véritables passoires énergétiques. La députée provinciale Aurore Goossens (MR), qui a l’Enseignement supérieur et de Promotion sociale dans ses compétences, a fait le même constat. Elle fait partie de ceux qui portent le projet Mercure, un projet de déménagement de la Haute Ecole Condorcet (IPSMa) à proximité du Campus universitaire de Charleroi, sur un terrain de la Province, à la rue de la Broucheterre à proximité de l'Institut Jean Jaurès.

"L'idée c'est aussi de faire revenir ces étudiants de l'IPSMa en centre ville, ce qui va permettre de poursuivre la dynamique qui a été lancée à Charleroi en matière d'offre de formation. Au niveau financier, ce déménagement représente un coût estimé de 23 millions d'euros HTVA. Nous avons déposé un dossier auprès de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour obtenir un financement dans le cadre du Plan d'investissement. On sait que notre candidature est dans le haut du classement mais nous attendons les arbitrages politiques", explique Aurore Goossens.

Les terrains du site actuel de l’IPSMa à Marcinelle seront mis en vente. Mais pour Charleroi Métropole, plusieurs biens sont concernés par cette rationalisation du bâti provincial, comme la Maison du Hainaut sur le quai Rimbaud, qui va disparaître, ou encore des bâtiments de l’ancienne imprimerie provinciale, dans le zoning de Jumet.

Quant à la Vigie de l’UT, un internat construit dans les années 50, elle a dû être vidée de ses occupants l’année dernière, là aussi en raison de sa vétusté. Pour ce site, la province envisage un partenariat avec un opérateur privé pour y réaliser des kots, dans ce quartier étudiant en plein développement. 

Si la province doit faire des économies et récupérer des fonds, elle doit donc aussi réinvestir pour remettre aux normes certains bâtiments incontournables, censés pérenniser son activité. Un processus qui prendra un certain temps, notamment en raison du contexte économique actuel.


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