Depuis vendredi, Humani, est secouée par un nouveau scandale. Le président, Karalabos Raptis, est accusé de corruption après des révélations sur l’achat d’un terrain à Châtelet. Plusieurs membres du conseil d’administration demandent sa démission.
Au cœur de l’affaire se trouve un terrain à Châtelet pour y construire le nouvel hôpital Van Gogh, acheté par Humani pour 1,6 million d’euros. Problème : le vendeur avait acquis ce même bien pour seulement 26.000 euros en 2019. La revente à l’institution affiche une plus-value spectaculaire, le prix ayant été multiplié par plus de cinquante.
L’affaire prend une tournure encore plus sombre lorsqu’un versement de 100.000 euros, émanant du vendeur et destiné au compte personnel de Karalabos Raptis, est découvert.
La défense de Karalabos Raptis
L’avocat de M. Raptis, Me Giacometti, assure que son client n’a pas bénéficié d’un quelconque accord préalable. Selon elle, le versement de 100.000 euros serait un simple « cadeau de remerciement » offert a posteriori par le vendeur, insistant sur le fait qu’il n’y a eu aucune demande ni intervention de M. Raptis pour en obtenir un avantage personnel.
« Dans un premier temps, mon client avait refusé cet argent », explique Me Giacometti, ajoutant que le vendeur aurait insisté pour que cette somme soit considérée comme un prêt. Cette version semble avoir convaincu la Justice, puisque Karalabos Raptis a quitté rapidement le bureau de la juge d’instruction.
Des tensions au sein du conseil d’administration
Malgré cette défense, les explications peinent à rassurer les membres du conseil d’administration d’Humani. Nicolas Tzanetatos, représentant du MR et membre du conseil, s’inquiète de l’ampleur de l’affaire et redoute qu’elle ne soit que « la partie émergée de l’iceberg ».
Une réunion extraordinaire du conseil d’administration est attendue ce jeudi soir pour décider de la suite à donner à cette situation. Pour l’heure, la pression s’accroît sur Karalabos Raptis, dont la démission est de plus en plus réclamée.
Un impact sur l’image d’Humani
Ce scandale pourrait avoir des conséquences durables sur l’image de l’institution. Affaire à suivre, alors que les regards se tournent vers la réunion extraordinaire de jeudi pour connaître l’avenir de Karalabos Raptis à la tête d’Humani.
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