Depuis quatre ans, « Les semeurs de graines » ont ouvert leurs portes à Anderlues. Il s’agit en fait d’une école différente: une école à la ferme. Et aujourd’hui, elle veut s’agrandir pour accueillir une classe de secondaire.
Une pédagogie différente, plus proche de la nature
« Les semeurs de graines », à Anderlues, c’est une école pas comme les autres: une école à la ferme. Créée il y a quatre ans par un couple de passionnés. Ils avaient racheté une ancienne ferme et l’ont retapée. Mais très vite, ils ont voulu partager ça avec des enfants et ont créé leur propre école.
« L’idée nous est venue tout simplement, explique Léonor Verschaffel, la co-fondatrice des « Semeurs de graines ». C’est parti de notre conviction en tant que parents, mon mari est moi. On voulait les voir évoluer dans un cadre plus proche de la nature et des animaux. »
Et la pédagogie est aussi adaptée. Des classes par niveaux et pas par année, un travail par projets personnels pour que les enfants s’impliquent. Et un apprentissage de la vie par la nature, avec des constructions de cabanes, par exemple. Les élèves s’occupent aussi des différents animaux de la ferme (chèvres, moutons, canards, taureau, cochons, poney, cheval, poules,…). Le but est d’accueillir des enfants dans un cadre bienveillant, structuré et respectueux de leur rythme, tout en gardant comme priorité la meilleure préparation possible aux épreuves officielles.
Par exemple, cette semaine, comme toutes les dernières semaines avant un congé, ce sont les Olympiades. Cinq jours avec des activités sur un thème particulier. Cette fois, c’est sur les cinq sens, avec la confection de biscuits et la présence d’une potière, entre autres.
Le projet s’inscrit dans une vision plus large portée par La Ferme Debiseau, rachetée il y a une dizaine d’années et développée comme un lieu de vie, d’apprentissage et de rencontres.
Une volonté d'ouvrir une classe de scondaire
En quatre ans, l’école s’est beaucoup développée. Elle est passée de 6 à 29 élèves. Et elle voudrait se développer.
« On a de la demande pour ouvrir des secondaires, précise la co-fondatrice des « Semeurs de graines , on va créer un nouvel espace pour nos maternelles, ce qui permettra de libérer un espace pour les secondaires. »
Face à l’augmentation du nombre d’élèves et à l’ambition de créer une classe de secondaire, l’école souhaite améliorer les infrastructures. La création d’un nouveau local, dont les plans ont été réalisés par une architecte d’intérieur, permettra de mieux séparer les espaces, la nouvelle classe créée permettant d’isoler la classe des maternelles forcément plus bruyants.
Ceci permettra donc de libérer un local en vue de l’ouverture d’une classe de secondaire.Et l’école a lancé un crowdfunding pour aider à la transformation. « Les semeurs de graines » espèrent récolter 33 000 euros. Mais quoi qu’il en soit, la fin du chantier est prévue pour un peu avant la prochaine rentrée scolaire.
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