Près de 64% des Belges auraient honte d'avoir été victimes de fraude en ligne, selon une enquête de Febelfin publiée mardi. Dans une nouvelle campagne, la fédération sectorielle appelle à briser ce tabou.
Selon l'enquête, 36% des Belges seraient prêts à partager une expérience de fraude en ligne avec un cercle élargi, alors qu'ils seraient 60% à être disposés à le faire en cas de cambriolage.
L'étude révèle par ailleurs un fossé générationnel: les jeunes entre 16 et 30 ans éprouvent davantage de honte lorsqu'ils sont victimes d'une escroquerie. De plus, ils seraient 27% à penser que la fraude en ligne ne passera pas par eux, contre 14% dans le reste de la population. Selon la Febelfin, cette combinaison rend cette tranche d'âge particulièrement vulnérable.
L'enquête montre également qu'il existe un soutien notable en faveur d'une libération de la parole. Entre 78% et 84% des Belges sont en effet convaincus que signaler les escroqueries aide à repérer plus rapidement les tentatives de fraude, à poser des choix plus avisés en ligne et à faire face aux risques avec plus d'assurance.
"Face à la fraude en ligne, les gens éprouvent une sorte de gêne: ce sentiment entretient le silence. Or, c'est précisément ce silence qui rend les autres plus vulnérables. Il est important de briser ce tabou, car en en parlant, on contribue justement à alerter les autres sur la fraude", estime le CEO de la fédération sectorielle, Karel Baert.
Pour aborder cette question, une campagne déployée sur les réseaux sociaux prend exemple sur le monde animal. En effet, dans la nature, lorsqu'un oiseau perçoit un danger, il fait du bruit pour avertir le reste du groupe. Febelfin appelle dès lors à transposer ce phénomène au monde numérique et à lancer l'alarme en cas de besoin.
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