Bien souvent, on dit que l’amour n’a pas de frontières. C’est aussi vrai pour les personnes en situation de handicap. Au centre Arthur Regniers, plusieurs résidents sont tombés amoureux, jusqu’à se dire oui pour la vie.
Au centre Arthur Regniers, sur le site de la Sapinière à Mont-Sainte-Geneviève, l’amour fait partie du quotidien.
Ici, de nombreux couples se sont formés. Certains se sont même retrouvés après des années de séparation.
C’est le cas de Claire et Xavier. Elle est amoureuse de lui depuis sa petite enfance. Avec le temps, leur amitié s’est transformée en une véritable histoire d’amour.
"Vers l’âge de 11 ans, j’étais déjà amoureuse de Xavier, nous confie Claire. Mais lui ne le savait pas. Par la suite, on a été séparés en 1992 et on s’est retrouvés ici, au centre. Depuis, on s’est mariés. J’ai perdu mon alliance, mais on est bien mariés."
Pour de nombreuses personnes en situation de handicap, avoir une vie amoureuse et sexuelle reste pourtant compliqué. Ces sujets sont parfois tabous pour les proches, qui font face à de nombreuses inquiétudes.
"J’ai dû me battre avec ma maman pour qu’elle accepte Xavier, mais c’était lui, soit personne, explique Claire. Je pense qu’elle voulait que je choisisse quelqu’un d’autre, car il était comme moi, en situation de handicap."
Des relations encore trop souvent freinées
Même chose pour Fallon et Dimitri. Amoureux depuis 18 ans, ils ont eux aussi dû se battre pour faire reconnaître leur relation et affirmer leur amour.
"Il avait peur de le dire à son papa, indique Fallon. On a officialisé notre relation il y a 3 ans, c’est pour cela que j’ai une bague à la main gauche. Un jour, j’ai peur d’être séparée de Dimitri, pas parce que je ne l’aime plus, car notre lien est tellement fort, mais je ne voudrais pas qu’on soit séparés."
Un accompagnement essentiel
Pour les éducateurs du centre Arthur Regniers, il est essentiel d’accompagner les résidents dans ces questions intimes et affectives. Leur objectif : répondre aux interrogations, écouter les envies et soutenir les couples dans leurs relations, comme pour n’importe qui.
"En fonction de leur projet, on les accompagne et on les suit en essayant de leur offrir, autant que possible, la relation amoureuse dont ils rêvent, comme toute personne, déclare Laura Falise, éducatrice au centre Arthur Regniers sur le site de La Sapinière. Nous avons une cellule EVRAS très active, ce qui est important pour les couples, car certains ont besoin d’aide pour leur intimité. Nous mettons un point d’honneur au bien-être et au respect de nos résidents, car c’est essentiel."
Un besoin universel d’aimer et d’être aimé
Alors ici, l’amour s’exprime simplement, avec ses joies, ses défis et ses espoirs.
Car au-delà du handicap, ces couples rappellent une chose essentielle : le besoin d’aimer et d’être aimé est universel. Chaque histoire prouve que les sentiments, eux, ne connaissent aucune barrière.
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