Le premier juillet, c’est traditionnellement le premier jour des soldes d’été. Une tradition bien ancrée, mais qui change. Ce n’est plus la ruée de clients comme anciennement. Et certains commerces ont même décidé de ne pas faire les soldes.
À Charleroi, une panne d’électricité complique les choses
C’est une mauvaise surprise qui a impacté les commerçants d’une partie de la Ville Basse pour le premier jour des soldes d’été. Une grosse panne d’électricité a mis dans le noir toute une série de vitrines du boulevard Tirou et de la rue de Montigny depuis l’Inno en direction de Couillet et Marcinelle. Certains magasins sont même restés fermés au moins une partie de la journée. D’autres ont ouvert dans la pénombre et ont dû improviser pour les moyens de payement électroniques.
« Nos clients sont quand même au rendez-vous, nous déclare Isabelle, la responsable d’un magasin de décoration de la rue de Montigny. La modernité des QR codes a fait qu’on peut s’en sortir. »
Une période attendue
Les soldes restent un moment important pour les commerçants, comme toutes années.
« Les périodes de soldes restent intéressantes pour de nombreux commerçants, souligne Matthieu Dewèvre, directeur du service d’études UCM. C’est l’occasion pour eux de rencontrer les clients, de créer du lien, de faire la démonstration de leur expertise. Mais aussi vider les stocks, présenter les nouvelles collections ».
Et cette année, les remises sont souvent déjà hautes pour le premier jour. Parfois même jusqu’à 50%.
« On commence déjà avec 50% pour certains vêtements puisqu’il y a déjà eu des pré-soldes depuis une dizaine de jours, nous explique la responsable d’une boutique de vêtements de la rue de Dampremy.. »
Certains magasins ne font pas de soldes
Si la majorité des commerçants de vêtements et de déco, mais aussi de jouets, entre autres, attendent la période des soldes, certains autres ne jouent pas le jeu, en raison de leurs particularités comme les librairies, par exemple.
« Comme on ne peut pas juger du contenu des livres et qu’on ne peut pas savoir si ça va fonctionner, comme pour les vêtements, etc., on a ce qu’on appelle un droit de retour, explique Marie-Catherine, libraire spécialisée pour une grande librairie de la Ville Basse. Si des livres ne se vendent pas, on peut les retourner et on n’y perd pas autant que si c’étaient des vêtements. »
La démarche est plus ou moins similaire chez le responsable d’un magasin de t-shirts de la rue de Dampremy:
« On ne fait pas de soldes parce que, comme on fait de l’impression et de la personnalisation, c’est difficile de solder des choses. On le fait un peu quand même, mais les gens ne viennent pas chez nous pour se ruer sur les soldes. »
Une tradition qui évolue
Les soldes ont bien changé. Certaines grosses enseignes font des remises toute l’année et internet change la donne pour les petits commerçants.
« Il n’y a plus la file devant les magasins comme avant, se souvient Isabelle, la responsable d’un magasin de décoration de la rue de Montigny. On peut aussi commander sur notre site internet. Chacun a ses petites habitudes, mais ce n’est plus non plus comme à la grande époque. »
Une tradition qui change puisque plusieurs arrêts du Conseil d’État permettent maintenant d’utiliser le mot « Soldes » toute l’année. Mais juillet et janvier restent les seuls moments où on peut vendre à perte. Les commerçants sont donc toujours au rendez-vous, pour le plus grand plaisir des chasseurs et chasseuses de bonnes affaires.
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