Le Musée de la Photographie accueille en ce moment une exposition qui sort de l’ordinaire.
Intitulée What Walls See, cette exposition présente des œuvres réalisées par des personnes détenues au sein de la prison, fruit d’une collaboration entre le musée et une organisation de réinsertion.
Pour la quatrième année consécutive, le musée s’associe au Service laïque d’aide aux justiciables et aux victimes (SLAJ-V) et à l’École de Photographie et de Techniques Visuelles Agnès Varda pour proposer ce projet singulier. L’initiative permet à des détenus de la prison de Haren (et auparavant de Forest) de s’initier à la photographie et de voir leur travail exposé sur les murs d’un des plus importants musées européens consacrés à l’image.
Au fil des clichés, ces photographies deviennent autant de fenêtres ouvertes sur d’autres mondes, offrant un moment d’évasion et une expression singulière, loin des murs de la détention. Le projet mêle technique, créativité et regard personnel, mettant en lumière des histoires, des émotions et des perspectives souvent invisibles au public extérieur.
Ce type d’initiative marque une démarche artistique mais aussi sociale : il favorise la réinsertion par la culture, donne une voix aux participants et invite le public à porter un regard différent sur la réalité carcérale.
Pour les amateurs d’art comme pour les curieux, What Walls See est une occasion rare de découvrir une exposition engagée, humaine et profondément originale, à ne pas manquer au coin à Mont-sur-Marchienne.
À découvrir jusqu'au 31 janvier.
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