Olivier Vandecasteele, le travailleur humanitaire détenu en Iran depuis le 24 février 2022, a été libéré et est en route vers la Belgique, a annoncé vendredi le Premier ministre, Alexander De Croo.
"Au moment où je m'adresse à vous, le belge Olivier Vandecasteele est en chemin pour la Belgique. Si tout se déroule comme prévu, il sera parmi nous ce soir. Enfin libre. La nuit dernière, Olivier a été conduit jusqu'à Oman où il a été pris en charge par une équipe de militaires belges et de diplomates. Il y a passé ce matin un certain nombre d'examens médicaux en vue d'évaluer son état de santé et de permettre son retour dans les meilleures conditions possibles", a déclaré M. De Croo.
La famille a été avertie dans la matinée de cette libération.
Eindelijk vrij. Enfin avec nous. pic.twitter.com/XrZzv96nin
— Alexander De Croo 🇧🇪🇪🇺 (@alexanderdecroo) May 26, 2023
Depuis quelques semaines, les signaux favorables se multipliaient. Les autorités belges et iraniennes ont eu de nombreux contacts et annoncé l'une et l'autre qu'elles mettaient en oeuvre un traité de transfèrement de personnes condamnées approuvé par la Chambre en juillet 2022.
Le sultanat d'Oman a joué dans cette affaire un rôle de médiation. Dans un tweet, le ministère des Affaires étrangères de ce pays de la péninsule arabique a mis en avant les efforts qu'il a fournis et qui ont pu mener à un accord entre la Belgique et l'Iran, évoquant des discussions qui ont eu lieu dans la capitale Muscat entre les deux parties.
Le traité de transfèrement devait permettre un échange entre M. Vandecasteele et Assadolah Assadi, un diplomate iranien condamné en Belgique à 20 ans de prison pour un projet d'attentat terroriste contre un rassemblement de l'opposition iranienne. La déclaration du Premier ministre n'en dit mot. La communication des autorités omanaises confirme toutefois que des "individus" ont été emmenés à Muscat venant de Téhéran et de Bruxelles.
La famille et les proches du travailleur humanitaire belge n'ont pas ménagé leurs efforts pour réclamer sa libération et sensibiliser les autorités et la population à son sort et à ses conditions de détentions considérées jusqu'à ces dernières semaines comme inhumaines. Le Premier ministre leur a rendu hommage: "Si nous n'avions pas travaillé, main dans la main, à sa libération, nous ne serions pas parvenus à ramener leur fils, leur frère, leur ami, là où il doit être : ici. A nos côtés", a-t-il dit.
Source: Belga
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