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Mathieu Perin concernant la bulle de 4 : "Arrêtons d'être hypocrite !"

Demain, c’est le comité de concertation. Il devrait élargir les contacts possibles à l’intérieur et les tablées au restaurant. Aux Bons-Villers, le bourgmestre, les patrons d’établissements Horeca et l’associatif dénoncent les mesures en vigueur. Ils demandent la fin des bulles comme on les connaît ! 

C’est un appel collégial que lancent Mathieu Perin, l’Horeca bonsvillersois et le milieu associatif. Pour eux, faire respecter la bulle de 4 est devenu une ineptie. Ils demandent un changement des mesures.

"Arrêtons d’être hypocrite ! L’état sanitaire s’est amélioré même s’il faut rester prudents. Notre demande est de passer cette bulle de 4 à 10 à l’extérieur pour essayer de retirer un peu de pression sur les épaules des cafetiers aux Bons Villers mais aussi à d’autres endroits en Wallonie" confie Mathieu Perin, bourgmestre des Bons Villers. 

Les cafetiers doivent faire les gendarmes

Philippe tient un bar sur la place de Frasnes. Pour lui, c’est la ras-le-bol. Il a la sensation de jouer en permanence au gendarme.

"On n’a pas à faire un rôle de policier alors qu’on est en principe dans un endroit convivial. On doit se voir et s’amuser mais pas toujours à faire respecter l’ordre" analyse Philippe. 

Une autre demande concerne la fin du couvre-feu qui est à minuit pour les rassemblements de plus de 3 personnes et la fermeture de l’Horeca à 23h30.

"A partir de fin juin, il y aura des prolongations à l’Euro 2020-2021. Cela veut dire que pour certains matchs, on va devoir stopper l’Horeca en plein milieu d’une prolongation. Cela n’a pas beaucoup de sens. Il faut se mettre au diapason de l’Euro 2020 tout en respectant les règles" estime le bourgmestre. 

Quid des ducasses ?

Autre problématique : les ducasses qui vont se dérouler cet été. Les autorités communales craignent que les différents comités ne se démotivent et que le tissu associatif ne se meure à la longue.

"Dans le cadre d’événements qu’on organise qui génèrent parfois 1000-1200 personnes, c’est très compliqué en quelques semaines de se retourner et de pouvoir proposer quelque chose qui va faire plaisir à tout le monde. On fait des événements ouverts à tout public. Cela veut dire que ce sont des événements où beaucoup de monde se retrouve debout. Ces événements sont des événements qui nous permettent de survivre" détaille Bruno Vanbellinghen, président de l’ASBL Villers en fête.

Avant d’ajouter : "Passer d’une soirée de 1000 entrées à où les gens dansent debout à une soirée à 120 entrées avec 30 tables de 4 personnes c’est très compliqué."

Limiter l’accès aux événements ne permettrait pas aux différents comités dans rentrer dans leurs frais car le coût d’un événement sous de telles conditions est trop élevé. Ils espèrent qu’il sera possible d’assister aux événements en montrant une preuve d’un test PCR négatif ou de vaccination comme cela s’est fait lors d’un événement test. 


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