En ce mardi gras, Charleroi vibre dès l’aube au rythme du carnaval. Il est à peine 5 heures du matin lorsque les premiers Gilles de la société royale du Pays Noir se retrouvent pour un moment aussi symbolique qu’indispensable : le bourrage.
Dans le silence encore endormi de la ville, les clochettes de l’« apertintaille » résonnent. La paille est installée avec précision sous le costume : pas question de se tromper. Elle doit tenir toute la journée, rester confortable et parfaitement ajustée. Un savoir-faire transmis de génération en génération, où chaque geste compte.
Un moment fort pour les nouveaux comme pour les anciens
Ce bourrage matinal est particulièrement attendu, surtout pour les nouveaux Gilles qui rejoignent pour la première fois les rangs de la société. L’émotion est palpable : l’excitation de porter le costume, la fierté de représenter Charleroi, et la conscience de participer à une tradition profondément ancrée dans l’identité locale.
Pour les anciens, l’émotion est tout aussi présente. Chaque mardi gras ramène son lot de souvenirs et rappelle l’importance de la transmission. Le costume, du sabot jusqu’à la collerette, en passant par les grelots, doit être irréprochable. Rien n’est laissé au hasard.
Les premiers tambours à l’aube
À 6h30 précises, les premiers roulements de tambour retentissent. Les Gilles sont prêts. Une longue journée commence, rythmée par les airs traditionnels, les pas cadencés et l’énergie collective. Le cortège s’élance, avec une première halte symbolique à la Maison de la presse, avant de poursuivre ce mardi gras qui fera battre le pavé carolo jusqu’au soir.
Entre tradition, émotion et fierté, les Gilles du Pays Noir rappellent que le carnaval de Charleroi est avant tout une histoire de passion et de transmission.
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