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Journée du sommeil: on dort moins bien depuis le confinement

C’est aujourd’hui la Journée Internationale du Sommeil. Près d’un Wallon sur trois déclare présenter des troubles du sommeil, un constat interpellant. Un fléau qui s’est aggravé depuis le 1er confinement. Nous nous sommes rendus au GHDC dans un laboratoire du sommeil.

 

Mal dormir peut avoir des causes respiratoires, nerveuses ou psychiques, par exemple

Sur cet écran, les courbes de sommeil d’un patient du labo du sommeil du GHDC qui souffre d’apnées du sommeil. Une courbe récoltée après une nuit à l’hôpital où le patient est connecté. On y détecte les signes des problèmes d’endormissement, de sommeil en plusieurs phases ou de réveil prématuré. Et les causes sont multiples.

« On peut dire que les troubles du sommeil peuvent avoir une origine physiologique, organique ou encore psychique, explique le Dr Jacques Havugimana, psychologue spécialisé dans le sommeil au GHDC. Quand c’est au niveau psychique, on parle d’insomnie. Et au niveau organique, ça peut être au niveau respiratoire (apnées du sommeil,…). Ca peut aussi être d’ordre nerveux, comme dans le syndrome des jambes sans repos. »

 

Beaucoup plus de problèmes de sommeil depuis le confinement

Et si les causes sont psychologiques, c’est principalement du à l’anxiété, au stress ou à la dépression. Des pathologies qui ont augmenté depuis le confinement. Les problèmes de sommeil sont donc plus courants. Le bon conseil est donc d’essayer de garder ses repères Retrouver un rythme de vie le plus habitué possible réduit les risques de problèmes de sommeil.

« En cas de télétravail, par exemple, poursuit le Dr Havugimana, les gens ont tendance à travailler très tard pendant la nuit, et s’exposer très longtemps aux écrans (téléphones, tablettes, ordinateurs,…), ce qui perturbe la production de la mélatonine, qui est une glande essentielle pour le sommeil. Ou alors, les gens se lèvent beaucoup plus tôt et n’ont pas leurs heures de sommeil et perturbent leur rythme de sommeil. »

 

La somnologie va devenir une discipline à part

Depuis quelques années, l’étude des troubles du sommeil est en pleine expansion. Elle touche désormais toutes les disciplines, depuis la pneumonie jusqu’à l’anesthésie ou la néphrologie. A tel point qu’on envisage même de créer une nouvelle discipline: la somnologie, preuve de l’importance grandissante qu’on accorde aux problèmes de sommeil.


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