Le confinement touche aussi les pompes funèbres et les familles de défunts

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Le coronavirus a déjà causé la mort de 88 personnes en Belgique. Les chiffres sont durs et devraient malheureusement encore augmenter. L’un des secteurs impacts par cette contagion, ce sont les pompes funèbres. Des mesures de prudence drastiques y sont mises en place. Mais le confinement oblige aussi à réduire drastiquement le nombre de personnes qui peuvent assister aux obsèques. Une situation très difficile à vivre pour les familles.

 

Il a fallu s’adapter mais c’est dur pour les familles

Depuis quelques jours, les pompes funèbres ont de plus de plus de travail. Et pour éviter la contagion, il a fallu forcément s’adapter.

« Il y a les cas connus et les cas inconnus, déplore Denis Fontaine, entrepreneur de pompes funèbres à Gilly, donc on doit considérer tous les cas comme suspects et prendre toutes les mesures nécessaires pour ne pas être contaminés. On a du réorganiser toute notre façon de travailler puisque notre façon de travailler, c’était d’être proches du client, d’être en contact avec lui, de le soutenir et de faire du social. Maintenant, c’est tout l’inverse, on doit repousser les gens, travailler par e-mail. Evidemment, c’est tout à fait impersonnel. Glacial, même. On doit interdire les visites en nombre donc les familles ne sont pas soutenues pendant ces moments-là puisque leurs amis et leurs familles ne sont pas là. »

 

Difficile, mais pas d’autre solution

« Il n’y a plus de cérémonies religieuses ni au crématorium, complète Joël Donckers, assistant funéraire aux Funérailles De Siegeleer, les visites sont limitées ne nombre de participants. Dans les cimetières, c’est pareil. C’est dix personnes maximum par famille. C’est très difficile à gérer pour les familles, évidemment. Il y en a qui comprennent très bien, mais d’autres qui n’acceptent pas. Mais on n’a pas d’alternative pour le moment. »

 

Idem au crématorium

Le problème est le même au crématorium. Les cérémonies ont d’abord été limitées à dix personnes. Mais il a fallu durcir les mesures de sécurité.

« La famille a des larmes, témoigne Mahmut Dogru (PS), le président du Crématorium de Gilly. Et quand quelqu’un a des larmes, les poches proposent une épaule ou la prennent dans ses bras pour essayer de la consoler. Ce qui est tout à fait humain. Mais c’est aussi un climat propice à la propagation du coronavirus. Et donc, à terme, on a du prendre la décision de ne plus faire de cérémonie au crématorium. Ca a été très pénible pour nous de prendre cette décision, mais il fallait la prendre. »

Et bientôt, même les visites aux funérarium des pompes funèbres devraient être interdites. Pour le bien de tous.

« Nos proches, notre voisin, nos ami, notre famille peut se retrouver un jour dans un lit d’hôpital avec ces problèmes-là, conclut Denis Fontaine. Donc il fut vraiment être prudents et conscients de ça. Il y a beaucoup de gens qui n’ont pas encore compris, mais nous, on est face à la réalité. Et je sens que dans les semaines qui viennent, on doit s’attendre à avoir une augmentation des décès, malheureusement. »


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