Un malade de longue durée sur cinq poursuit une activité professionnelle malgré sa reconnaissance d'invalidité, ressort-il d'une étude de Solidaris jeudi.
Ce chiffre révèle "une volonté claire des personnes malades de rester actives et de maintenir un lien avec le marché du travail", selon la mutualité socialiste.
En Belgique, plus de 500.000 personnes sont en incapacité de travail de longue durée. Mais 20% d'entre elles choisissent quand même de reprendre le travail.
Le retour à l'emploi via un temps partiel est aujourd'hui le dispositif de reprise le plus mobilisé, explique Solidaris, dont 16% des affiliés salariés en invalidité et 23% des indépendants en invalidité étaient concernés en 2022.
Bien que cette forme de retour à l'activité ne débouche pas systématiquement sur une reprise complète - environ la moitié des participants connait une rechute vers l'incapacité totale et seulement un tiers retrouve un emploi à temps plein -, ces données confirment que "les personnes malades veulent sortir de l'incapacité de travail, et une proportion significative y parvient grâce à cet outil", selon la mutuelle.
Solidaris souligne également que cette solution ne peut constituer à elle seule une réponse suffisante à l'augmentation des incapacités de travail : "Il est nécessaire de recentrer l'analyse sur les déterminants structurels des maladies. Vouloir réduire le nombre de personnes malades sans améliorer les conditions de travail, reconnaître la pénibilité des métiers ou aménager les fins de carrière relève d'une contradiction majeure. Aucune réponse ne pourra être pleinement adéquate tant qu'elle ne s'attaquera pas à ces causes fondamentales des incapacités de travail".
L'organisme appelle aussi à une responsabilisation des employeurs et demande, à cet effet, un cadre législatif afin d'améliorer les résultats du dispositif : "Sans leur implication, le retour au travail à temps partiel est voué à l'échec".
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