Une nouvelle réunion se prépare à Bruxelles, au SPF Emploi, afin de tenter de sortir de la crise. Direction et syndicats devraient à nouveau se rencontrer, mais aucune date n'a encore été fixée.
Après plusieurs semaines de blocage et des négociations qui stagnent, la direction de Thy-Marcinelle et les syndicats se donnent une nouvelle chance de dialogue.
Comme il l'a confié à nos confrères de l'agence Belga, Salvatore Panarisi, secrétaire politique de la FGTB Métal Hainaut-Namur, espère « que la direction viendra cette fois avec quelque chose, mais pour l'heure, on ne peut être sûr de rien ».
C'est toujours le plan social proposé par la direction qui pose problème. Si la restructuration de la phase à chaud semble inévitable, les conditions de départ proposées aux travailleurs restent inacceptables aux yeux des syndicats. Les préavis ne dépasseraient pas le minimum légalement prescrit et ne tiendraient compte ni de la pénibilité du travail ni de l'ancienneté.
Les syndicats refusent donc d'accepter ces propositions. Ils estiment connaître les difficultés qui attendent les travailleurs après leur départ de l'entreprise, dans un marché de l'emploi toujours plus compétitif et complexe. Et ce ne sont pas les tentatives de justification de la direction adressées par courrier aux travailleurs qui feront fléchir les organisations syndicales.
« Bien sûr que le site a accumulé des pertes au cours des trois dernières années puisqu'il a fonctionné au ralenti. Mais le groupe Riva possède de nombreux autres sites qui se portent très bien », a indiqué Salvatore Panarisi.
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